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III. Fractures fermées à peau infectée

Osservarion XVII. — Hospice d’Ivry. Service du Dr Roux-Bercer.

Noy... Marcel. 32 ans.

Fracture de jambe au tiers inférieur que l’on n’a pas pu

opérer immédiatement à cause de l’état de la peau (exco-

riations, plaies superficielles, phlyctènes). Fracture spiroïde typique du tibia avec fracture oblique du péroné à la partie supérieure.

Intervention le 8 avril 1927 (op. : M. Roux-BerçGer).

Incision arciforme sur la face antéro interne de la jambe. Il s’agit d’une fracture spiroïde à pointes très longues. Réduction d’une difficulté extrême. La réduction étant très médiocre, la contention est assurée par 3 lames de Parham dans des conditions très peu satisfaisantes. La durée de l’opération est telle et les manœuvres ont été si difficiles que l’on ne ferme qu’incomplètement la plaie, aux catguts. Dans le foyer de fracture, 2 mèches, une de chaque côté.

2 mai 1927. Depuis l'intervention, apyrexie complète. Ablation des mèches. Saignement notable. Plaie de très bonne apparence. Les lames commencent à disparaître sous les bourgeons charnus. Faisceau de crins à la place des mèches. Prélèvement d’un fragment de mèche pour examen bactériologique (Résultat : très nombreux staphylocoques et bâtonnets type colibacille. Pas d’anacrobies).

21 septembre 1927. Les lames ont été enlevées. Consolidation.

Mais 1l persiste une petite fistule. On réintervient pour rechercher un petit fragment de lame de Parham, qui a été laissé, une lame ayant cassé au cours de l’ablation. Recherche infructueuse. Fermeture lâche de la plaie.

Le blessé n’a pu être suivi ultérieurement, et n’a pu être retrouvé.

OsservarTion XVIII. — Hôpital Broussais. Service du D' Roux-BErGERr.

B1... Jean. 26 ans.

Le 18 juin 1929, accident de motocyclette : jambe gauche écrasée entre la motocyclette et un radiateur d’auto. Com- -motion cérébrale légère. Fracture fermée de la jambe gauche, avec volumineux hématome du mollet, qui est dur et tendu et phlyctènes cutanées. Plaie de la région interne du genou, à bords mâchurés et contus.

D’urgence, on débride la plaie, on en excise les bords, et on la suture partiellement. Faisceau de crins de drainage, introduit dans une contre-incision faite dans la zone de décollement. Gouttière métallique.

Le lendemain, ascension thermique qui oblige à faire sauter les sutures et à panser à plat.

25 juin (7° jour) nouvelle ascension thermique. La plaie du genou a bon aspect et la cuisse n’est pas gonflée, mais le blessé se plaint de douleurs au niveau de la jambe fracturée, et celle-ci est gonflée, tendue et douloureuse. L'impossibilité d’installer et de maintenir un appareil de contention, la menace de la peau exulcérée. la crainte de voir le foyer s’infecter, font décider d'intervenir sur le foyer de fracture, On se propose de maintenir si possible les fragments par des lames de Parham et de laisser tout ouvert.

Intervention (op. : M. Roux-BErGER).

Découverte des fragments qui sont presque complètement dépériostés. Réduction assez difficile. Impossibilité de réduire en bonne place un petit fragment intermédiaire de 2 centimètres de large qu’on enlève. C’est ce fragment qui sur la radiographie donnait l’apparence d’un biseau, et faisait espérer la possibilité d’une fixation par lames. On est obligé de mettre une plaque de Sherman à 6 vis. Une

lame de caoutchouc et une petite mèche sont placées de chaque côté du foyer. Aucune suture. Atelle de Bæœckel.

Suites opératoires. Très bonnes. La température retombe peu à peu à la normale. La jambe est restée sur l’atelle de Bœckel.

Pansements rares.

IT octobre. Plaie bourgeonnante de bon aspect. Plaque largement visible dans son tiers moyen. La consolidation est effectuée. Radiographie : bonne réduction, mais léger

espace entre les fragments. Pas de cal périphérique visible, Pas d’ostéite autour des vis.

9 octobre. Ablation de la plaque. Léger suintement séropurulent. Appareil de marche.

21 décembre. Marche sans plâtre.

Le 2 octobre 1930, alors que la marche était bonne, mais

que la plaie présentait encore un petit suintement intermittent — le blessé fait une chute et se fait une fracture

itérative, ouverte, avec issue des fragments. Réduction

facile. Pansement à plat. Immobilisation en gouttière plâtrée pendant 50 jours, puis appareil de marche.

Suppuration minime. Pansements rares.

Au 3% mois : jambe solide, petit suintement.

Année 1931. Marche bonne. Suintement intermittent. De temps en temps, il sort Spontanément par la plaie de petites esquilles très minimes. Le suintement cesse en novembre 1931, définitivement.

Actuellement, janvier 1933 :

À repris son métier. Conduit un auto-car, sans aucune gène. Marche sans boiter. Pas d’œdème.

Axe parfait. Raccourcissement : 2 centimètres.

Cicatrice un peu adhérente, mais peau d’assez bonne qualité, genou et tibio-tarsienne souples.

Résultat : très bon.

: PR PT PE CN NOR IE Sans rio mme dde sh NÉ Éd, De ESS ES LS. ons de.

OssErvatioN XIX. — Hôpital Tenon. Service du D' Roux-Bercer.

Leg... Gaston.

Fracture fermée de jambe, au quart inférieur, entré à Tenon le 21 mars 1931. Plaies superficielles multiples. Peau en mauvais état. Impossibilité de songer à une ostéosynthèse. Température à 380 pendant 4 jours. Plaies multiples autour des malléoles empêchant de poser un étrier. On se décide à intervenir à cause du déplacement très prononcé du fragment supérieur en avant, en se proposant d’assurer et de maintenir la réduction et en laissant tout ouvert.

Intervention le 31 mars, au 10€ jour (op. : M. Roux- BerGer).

Rachi anesthésie. Découverte du foyer de fracture. On enlève une esquille postérieure du volume du petit doigt. Il s’agit d’une fracture à biseaux beaucoup trop courts pour qu’on puisse immobiliser par des lames. La réduction ne se maintenant pas, et le déplacement se reproduisant dès qu’on enlève les daviers, on pose une plaque de Sherman, à 6 vis, légèrement coudée à sa partie inférieure pour s’adapter à la voussure de l’épiphyse.

De chaque côté de la fracture, une compresse vaselinée. Atelle plâtrée.

19 avril. Les suites ont été exemptes de tout incident.

1e7 Pansement. Ablation des mèches vaselinées. Os roses. Tissus rouges. Pas de pus. Plaque non recouverte. Pansement à plat.

19 mai. Ablation de la plaque (50€ jour), sans anesthésie La plaque est presque entièrement recouverte par des bourgeons charnus sauf un centimètre en bas. 3 des vis viennent facilement. Les 3 autres tiennent bien.

Sort de Tenon le 7 juillet 1931. Marche correcte sans plâtre. Plaie suintant très légèrement.

19 en

En octobre 1931, à ete on fait une réunion Lsecone daire de la peau. qui réussit. ÿ

État actuel. 5 janvier 1933. |

Marche sans boiterie. Pas d’œdème.

Axe parfait. Pas de raccourcissement. | Cicatrice presque linéaire, un peu Sbbreate Pas d’atrophie ruscuiaite, | Genou et tibio- tarsienne

SAIS Le PPPARESS

Résultat final : parfait.

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