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seaux de l'oreille et à la limite, l'apoplexie se produit; c'est la répétition de la section expérimentale du nerf au dessus du ganglion cervical supérieur. » >
Suivant Krarr EBuiQ, le sphymographe mettrait en évidence cette paralysie vaso-motrice progressive, souvent unilatérale analogue à celle obtenue par la section du sympathique. «Les paralysies vaso-motrices du sympathique cervical seraient par les oscillations de pression qu'elles déterminent, la cause provocatrice des ictus apoplectiformes et des bouffées d'agitation maniaque ».
On a de même signalé l'athéromasie généralisée des vaisseaux cérébraux comme cause capable de produire l’othématome; le fait est très exact et ne peut être attribué à une pure coïncidence. Nous avons eu l’occasion d'examiner avec notre Maître, M. PERRENS, les vaisseaux cérébraux de plusieurs paralytiques généraux, et nous avons constaté combien ils étaient semés de plaques d'athérome. « On ne peut les comparer, disait notre Maître, au point de vue friabilité, qu'aux artères coronnaires de ces mêmes malades et il est probable que la syphilis n’est pas étrangère . à la production de ces phénomènes ».
Récemment on a voulu attribuer à l’othématome une origine infectieuse. Plusieurs aliénistes italiens, notamment, se sont fait les défenseurs de cette théorie. Cependant, les recherches de CENI infirment cette manière de voir. Les malades examinés par lui furent au nombre de sept dont un eut un othématome double qui récidiva d’un côté. Dans aucun des cas, l'ensemencement large sur divers milieux de la sérosité, retirée par ponction, ne donna de résultat positif malgré que les.essais de culture aient été tentés à deux reprises pour chaque patient, à savoir : une première fois dès l'apparition de l’épanchement et une seconde fois alors que la tumeur avait acquis son plus grand développement.
DARCANNE, de Fougères, dans aucun cas, chez cinq paralytiques généraux, n’obtint de culture; dans trois cas, cependant, l'othématome s'était produit depuis moins de
24 heures, aussi l'auteur rejette-t-il l'origine microbienne de l'othématome dont la théorie doit être aujourd'hui abandonnée.
= Bien plus importante dans l'étiologie et la pathogénie de cette affection est.la question des diathèses, des maladies générales de l'organisme qui prédisposent à l’othématome. HEYFELDER l'a rencontré chez un individu souffrant d'épistaxis abondantes; on l'a signalé dans la fièvre typhoïde hémorragipare. On le retrouve même dans l'hémopbhilie. M. ANGLADE nous a raconté l’histoire d’une malade porteur d’un othématome qui se fistulisa subitement entraînant la perte d'une grosse quantité de sang. Tous les procédés ordinaires employés ne suffirent pas à arrêter ce sang; il fallut recourir, à l'emploi d'une pince hémostatique. Notre Maître nous signale encore combien sont fréquentes les hémorragies diverses chez les femmes atteintes de maladie mentale. La raison pour laquelie on trouve moins fréquemment chez elles l'othématome tient peut-être à ce fait que chez elles les hémorragies sont déviées et se font tantôt par le nez, tantôt par la muqueuse utérine, tantôt par les , varices anales. ; Ces derniers temps, P.-L. MARIE a signalé de singuliers cas d'othématomes qu’il a vu se produire chez des hommes ‘anémiés par les privations pendant dix mois de captivité au camp de prisonniers de Zossen. Un résumé de cet article. (Archives de Médecine Militaire, n° 4), nous montre les conditions déplorables' dans lesquelles se trouvaient nos prisonniers. P.-L. MARIE à vu une quinzaine de mille hommes, et il a observé qu'un grand nombre de prisonniers russes, encore plus mal nourris que les français, présentaient de l'héméralopie, des éruptions toxi-alimentaires, des œdèmes de diverses formes, des néphrites, quélques cas rares de scorbut typique, etc. Ila observé dix cas d’othématomes, survenus seulement, chez des prisonniers belges ou français tous captifs depuis une dizaine de mois, indemnes jusque là de toute maladie sérieuse, tous encore