‹ Contribution à l'Étude de l'Otoméningite AiguéChapitre 4 sur 19 · PARENT · texte numérisé non relu

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que lesolites non compliquées sont considérées comme des lésions. banales et communes, indignes par conséquent de figurer dans une statistique ; l'attention n’est guère fixée sur un écoulement de l'oreille que lorsqu'il vient s’y surajouter quelque altération de voisinage. — On peut, toutefois, tirer du nombre de faits publiés cette conclusion que lotoméningite est loin de constituer une curiosité pathologique ; c’est une affection fréquente et grave. Tous les classiques en rapportent un certain nombre de cas ; Gintrac", qui a créé le nom d’otoméningite pour désigner la complication qui nous occupe, en rapporte 18 observations dans un travail que nous avons eu le regret de ne pouvoir nous procurer.

Par contre, les diverses statistiques des complications de l’otorrhée permettent de se rendre compile de la fréquence relative de tel ou tel élément morbide surajouté.

On voit bien vite, en les comparant, que la méningite occupe le troisième rang dans l'échelle des complications, la première place élant dévolue aux altéralions osseuses du temporal, la deuxième aux abcés du cerveau. Lorsqu'on parcourt les recueils d’observations consignées dans les revues périodiques, on est également frappé de ce fait que l'ostéite, aiguë ou chronique, du rocher, est signalée dans la plupart des cas d'affection compliquée de l'oreille, el que les abcès cérébraux sont mentionnés plus souvent que l’inflammation aiguë des méninges.

La méningite survenant dans le cours d’une otorrhée n’est pas toujours (loin de là !) une complication isolée. Le plus souvent, elle succède à des lésions osseuses du temporal : d’autres fois, elle coïncide avec une ou plusieurs autres complications telles que des abcès du cerveau ou du cervelet, une phlébite ou une thrombose, etc.

Guerder *, dans ses Recherches sur les causes de la mort déterminée par les suppurations de l'oreille, relève 29 fois la

1 Gintrac ; Journal de Médecine de Bordeaux, 1865. ? Guerder, Annales des mal, de l'oreille, 1876, tom. II, pag. 298.

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mépingite parmi 70 cas d'otite compliquée. La méningite ne s’est montrée que 3 fois à l’élat de lésion isolée ; —- 21 fois elle a succédé à une nécrose ou carie du rocher ; — enfin elle a coïncide : 5 fois avec des abcès du cerveau ou du cervelet, 2 fois avec des choléstéatomes de la caisse, 5 fois avec une phlébite ou une thrombose des sinus.

On le voit, la méningite ne constitue pas un épiphénomène exceptionnel au cours de l'évolution de l’otite : c’est une complication relalivement fréquente, dont le diagnostic, ainsi que le prou- " veront nos observations, n’est pas de ceux qui s'imposent d’'emblée à la conviction du clinicien ; les deux malades dont nous rapporterons l’histoire avaient été, en effet, envoyés tous les deux à l'hôpital avec le diagnoslic de fièvre typhoïde, formulé par des praliciens justement estimés.

D'où la justification de notre modeste travail.

Dans un premier chapitre, nous nous occuperons du diagnostic de l’otoméningite et en élablirons, prenant pour types nos deux faits, la discussion telle qu’elle se pose dans les cas analogues.

Un deuxième chapitre sera consacré à la recherche du mécanisme pathogénique des accidents otoméningés.

Eofio, dans un troisième chapitre, nous chercherons à poser les indications thérapeutiques résultant de l’ensemble de ces connaissances .

Au seuil de cette étude, qu’il nous soit permis d'adresser de publics remerciements à M. le professeur Carrieu, pour lintérêt si bienveillant qu'il nous a porté au cours de nos études et l'honneur qu’il nous fait de présider à la soutenance de notre Thèse inaugurale ; .

A notre excellent ami M. le professeur agrégé Estor, qui a guidé nos premières études d'anatomie et de chirurgie ;

Enfin à M. le docteur Rauzier, chef de clinique médicale, qui à

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