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suppuré. Elle se comporte de même et se comble par
bourgeonnement.
Dans une seconde catégorie de malades ; après la création de la fistule avec issue de pus et de calculs, on assiste à une véritable débâcle biliaire ; une grande quan-. tité de bile vient sourdre incessamment par la fistule et
souiller le pansement.
Cette éventualité s’observe surtout, lorsque l’orifice anormal s’est constitué chez des lithiasiques en état d’ictère depuis un temps plus où moins long. Elle correspond évidemment à une imperméabilité du cholédoque. Deux alternatives sont alors possibles : ou, à la suite de l’évacuation du calcul, les voies biliaires se dégagent, l’écoulement externe diminue rapidement, la guérison spontanée survient comme précédemment — ; ou, l'écoulement peut persister indéfiniment, soit à l’état de bile pure,
soit à l’état de bile mélangée de sérosité et de pus.
De temps en temps, ilsemble que cet écoulement soit à la veille de se tarir ; le trajet s’oblitère. Mais la région bientôt devient douloureuse, empâtée ; le malade a une poussée de fièvre, par suite de la rétention qui s'opère dans sa poche biliaire. De nouvelles fistules peuvent
même se constituer, si on n’y met ordre.
Ceci a lieu lorsque le trajet fistuleux est en rapport avec l’existence d’un calcul profondément situé dans la vésicule, ou le canal cystique, ou le cholédoque, et qui
agit à la manière d’un corps étranger.
On voit alors apparaître un état grave avec amaigrisse-
ment progressif, diminution de l’appétit, troubles diges-
ae
2 b tifs, décoloration des matières, tous phénomèriés en ape
Le avec la pres de la SUSS CES .
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