‹ Contribution à l'étude de l'ouverture pariétale des cholécystites suppuréesChapitre 17 sur 29 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le phlegmon biliaire pariétal ne présente par lui-même qu’une faible gravité. On peut même dire qu’il constitue un mode d’évolution favorable de la cholécystite suppurée, affection d’une gravité mdéniable. C’est une terminaison qui, sans conteste, est préférable à l’ouverture dans l’estomac, dans l’intestin, dans le rein.

a). — L'analyse des observations montre qu’assez souvent la fistule biliaire aboutit à la quérison spontanée (observations de Meersman, de Tampelini, de Th. Anger).

Dans tous ces cas, éminemment favorables, la nature réalise pour ainsi dire la cholécystostomie spontanée en deux temps : stade d’adhérences, stade d’ulcération.

b). — Quand il y a partage de la bile entre la fistule et le cholédoque, l’orifice anormal de la vésicule constitue une infirmité compatible avec un état de santé indéfiniment bon.

c). — Quand la fistule persiste indéfiniment, en livrant passage à la totalité de la bile, on doit encore la considérer comme un accident favorable ; elle sert de soupape d'échappement à la glande hépatique, et épargne au foie et à l’organisme les inconvénients de la rétention biliaire

(cirrhose calculeuse, ictère chronique, cholémie). La fis-

tule biliaire, avec écoulement de la totalité de la bile au dehors, constitue certes une affection sérieuse, mais on doit cependant la considérer comme une éventualité heureuse, parce qu’elle substitue un péril éloigné à un danger immédiat. Elle réalise, en effet, letraitement palliatif d’un état grave, à savoir, la rétention biliaire par obstruction complète du cholédoque. Ne voyons-nous pas, en effet, le chirurgien amené à créer journellement des fistules biliaires dans les cas d’obstruction des voies biliaires par

calcul ou néoplasme ?

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