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s’échapper par les voies naturelles, n’a qu’une tendance faible ou nulle, à se créer un débouché anormal. C’est là ce fait général que nous voyons se reproduire au niveau de toutes les glandes de l’économie pourvues d’un canal excréteur. C’est ainsi, pour ne citer qu’un exemple, qu'au niveau du rein, les pyélo-néphrites ne s’ouvrent pas dans les organes voisins aussi longtemps que l’uretère reste perméable. Mais, dès que la rétention se manifeste, dès que la pyonéphrose est installée, les processus ulcératifs s’accentuent, et le bassinet, perforé de dedans en dehors, peut évacuer son contenu dans les organes creux du voisinage : ( côlon ascendant, duodénum, etc).
La rétention, l’obstruction des voies biliaires, nous semblent donc être une condition indispensable à l’établissement d’une fistule vésico-cutanée,
L’obstacle peut siéger sur le canal cystique, mais ce dernier peut rester libre, et la cause de l’obstruction être reportée sur le cholédoque.
Infection biliaire. — La rétention ne suffit évidemment pas à elle seule à expliquer la tendance de certaines vésicules suppurées à s’ouvrir dans tous les organes voisins. D’autres facteurs doivent intervenir ; au premier rang desquels, la nature des microbes en cause, et la présence de corps étrangers dans le réservoir biliaire.
On a remarqué depuis longtemps la tendance perforante des cholécystites survenues au cours de la fièvre typhoïde. Le bacille typhique, ainsi que le rappelle DomINic, semble conserver, dans les voies biliaires, les propriétés ulcératives qu'il possède vis-à-vis de lintes-
tin. L’analyse bactériologique n’a malheureusement pas