‹ Contribution à l'étude de L'Ovarite Scléro-KystiqueChapitre 10 sur 18 · ROUE · texte numérisé non relu

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seau hyalin plus ou moins épais, ies cellules prennent le type de cellules conjonctives plus ou moins nettement différenciées.

On trouve également, dans cette série de préparations dans la couche corticale de l'ovaire, des follicules au début de leur évolution, dont la granuleuse forme encore une masse pleine qui n’a pas commencé à subir un processus de fonte normale, et dans lesquels la couche de cellules lutéiniques de la thèque est énorme et violemment congestionnée ; dans certains de ces follicules, tout à fait au début de leur évolution, l’ovule est complètement dégénéré et désagrégé.

Enfin, dans les grands kystes, la couche lutéinique, en certains points de la paroi, est peu épaisse, aplatie, avec un réticulum hyalin épais, doublée à sa face interne de débris de granuleuse ; en d’autres points, elle semble avoir complètement disparu, et la paroi kystique n’est plus formée à ce niveau que par des cellules et des fibres conjonctives.

L'épaississement scléreux du stroma est notable, de même que l’épaississement des vaisseaux.

On trouve un volumineux corps jaune plein, dont les cellules encore intactes présentent tous les signes de | l’activité sécrétoire. |

Dans une troisième série de préparations, on voit encore quelques petits kystes lutéiniques disséminés dans un stroma scléreux. Mais on y voit surtout un corps jaune qui, à l’œil nu, a bien le volume d'une noisette et occupe la presque totalité des coupes.

Les cellules qui le constituent sont des cellules épithéliales énormes dont le protoplasma, creusé de petits alvéoles, renferme des granulations graisseuses. Le contour deces cellules, assez régulièrement dentelé, fait ressembler ce volumineux élément aux spougiocytes de la capsule surrénale.

Enfin une quatrième série de préparations nous présente :

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L° Un corps jaune aussi volumineux que celui que nous venons d'étudier avec un axe coujonctif central et des circonvolutions périphériques dont les cellules présentent également tous les signes de l’activité sécrétrice ;

2° Des kystes qui sont presque tous des kystes non lutéiniques, mais il est. possible, parmi les cellules conjonctives serrées qui forment la couche interne de leur paroi, de retrouver des cellulés lutéiniques claires plus où moins dégénérées ; |

3° On trouve dans ces préparations un processus de prolifération de l’épithélium de surface qui donne naissance à de petites cavités arrondies disséminées dans la couche corticale et revêtues d'une couéhe de cellules cubiques ;

. 4° Dans le stroma fibreux se voit une congestion vasculaire intense qui détermine, en certains points, des foyers hémorragiques interstitiels plus ou moins volumineux.

OBseRvATION VII Ovarite scléro-kystique gauche. Antéversion utérine.

C. M.…., âgée de 28 ans, a eu trois accouchements ; le dernier remonte à trois ans. C'est aussitôt après qu'elle commence à souffrir. Ses règles sont irrégulières, peu abondantes, mais surtout très douloureuses ; elle souffre dans le

bas-ventre, dans la région lombaire, et ces douleurs sont plus marquées du côté gauche.

Depuis quelques mois, les douleurs se montrent dans l’intervalle des périodes menstruelles et sont devenues presque continues, au point de forcer la malade à interrompre son travail, ce qui la conduit à entrer à l'hôpital.

Elle a, en outre, des pertes blanches très abondantes.

Par le toucher vaginal, on perçoit le col projeté en arrière et le corps utérin en antéversion. Dans le cul-de-sac gauche, : en plongeant profondément, on trouve sur le flanc utérin une tumeur globuleuse, du volume d’une 5etite mandarine, et qui représente les annexes augmentées de volume. Le toucher dans le cul-de-sac droit est également douloureux.

Laparotomie, le 12 juin 1909. Ablation d’un ovaire gauche volumineux, allongé, scléro-kystique et surmonté d’une trompe atteinte de salpingite parenchymateuse et perméable, et d'un avaire droit moins adhérent, plus scléreux que kystique.

Examen macryscopique. — L'ovaire gauche est remarquable par son aspect caverneux ; il renferme plusieurs cavités, dont l’une, de forme triangulaire, à bien le volume d’une grosse noisette ; sa paroi se détache nettement des tissus avoisinants ; à l'examen à l'œil nu des préparations colorées, elle forme une bandelette rouge large de plusieurs millimètres et que le Van Gieson colore d'une façon homogène et d’une teinte un peu plus foncée que le tissu ovarien, comparable à celle dont il colore les corps fibreux.

De partet d'autre de cette cavité, il y a d’autres lumières dont le volume varie depuis celui d'un gros pois jusqu'à celui. d’une lentille ; quelques-unes sont très aplaties et comprimées entre la lumière du grand kyste et la surface de

l’ovaire.

= L'ovaire gauche, augmenté de volume, renferme de nombreuses cavités dont le volume ne dépasse pas celui d’un gros

pois.

Etude histologique. — Ovaire droit. — La structure des cavités kystiques est tout à fait spéciale et telle que nous ne l'avons encore rencontrée dans aucun autre ovaire.

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Quand on étudie les petites cavités acglomérées autour du kyste principal, on voit que leur paroi est constituée : 4° par un. revêtement épithélial formé de cellules cylindriques hautes à noyau basal, dont le protoplasma est clair et renferme des gouttelettes de mucus ; 2° en dehors de ce revêtement épithélial, le tissu conjonctif du stroma, densifié, pauvre en cellules et subissant une sorte de dégénérescence hyaline, forme une coque enveloppante à la cavité.

Quelques-unes de ces cavités se dilatent considérablement, et on passe ainsi de petites lumières visibles à peine à l'œil nu ou seulement au microscope jusqu'au grand kyste qui présente la même structure : revêtement de cellules cylindriques muqueuses doublé d’une épaisse couche d’un tissu homogène qui se colore en rouge par le Van Gieson. Cette paroi, qui ne contient pas de vaisseaux, est bien différente de la paroi des kystes du corps jaune ou des kystes folliculaires étudiés jusqu'ici.

On ne trouve pas dans cet ovaire de grands kystes folliculaires, mais il existe cependant quelques cavités du volume d’une lentille et plus petites, qui sont des cavités de follicules en voie d’atrésie. :

On les rencontre uniquement dans les parties superficielles de la zone corticale ; toute la couche méduliaire est occupée par les kystes à revêtement cylindrique. | | |

Dans un de ces follicules atrésiques formant une cavité visible à l'œil nu, on voit le cumulus proligère encore recon: naissable, malgré une dégénérescence accentuée de la majeure partie de ses cellules ; on y trouve l’ovule profondément altéré et qui présente les modifications suivantes : sa membrane pellucide est élargie ; entre elle et le protoplasma Ovulaire existe une cavité en forme de croissant irrégulier dans laquelle se voient des noyaux de cellules de la granuleuse immigrés ou des leucocytes. Le protoplasma ovulaire est

FAR URSS coloré de facon homogène par le Van Gieson. If renferme une tache jaunâtre à contours irréguliers, qui représente les restes de la vésicule germinative dans laquelle on ne voit plus trace de chromaline. Dans le cumulus proligère, les masses cellulaires dégénérées prennent une teinte identique

à celle du protoplasma ovalaire.

Dans les autres. parties de la cavité folliculaire, la mem-

brane granuleuse n'existe plus qu'à l'état de débris dégé-

nérés ; la limitante hyaline est nette ; en dehors d'elle, existe une couche de cellules lutéiniques qui est envahie déjà ‘par la transformation hyaline du stroma conjonctif.

On trouve encore quelques figures d’atrésie débutante des

moyens follicules qui, toutes, montrent une couche lutéinique

pluristratifiée et, de plus, de nombreuses figures d’atrésie oblitérante qui représentent pour la plupart les phases de comblement des cavités folliculaires par ie tissu conjonctif de

la thèque externe.

Dans la zone corticale, la sclérose du stroma est manifeste;

il se forme d’épais tractus conjonctifs qui déterminent des

dépressions infundibuliformes de la surface de l'ovaire.

PÈ . . . > . L'épithélium de revêtement n'existe plus, mais il n’y a pas de fausses membranes à la surface de l'ovaire.

Ovaire qauche. — Les cavités kystiques sont formées aux dépens des follicules. Dans l’une des plus volumineuses, la paroi est formée des deux couches suivantes superposées :

l° Une couche interne limitante, qui est d'abord uniquement composée par des cellules très serrées les unes contre les autres, dont les plus internes, allongées pour la plupart dans le sens de la lumière, ont exactement le type de cellules du tissu con'onclif.

Les cellules les plus périphériques sont plus volumineuses, ont un contour plus polygonal et des limites précises, un

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protoplasma plus abondant et plus clair, un noyau moins compact que le noyau de cellules conjonctives et qui renferme un réticulum chromatique ; ce sont des cellules lutéiniques dont les plus internes semblent faire progressivement retour à la céllule conjonctive;

2° La couche externe de la paroi kystique est bien différente et formée de tissu conjonctif lamelleux dont les fibres et les cellules sont aplaties et disposées parallèlement à la cavité kystique. $

Tous les follicules atrésiques de moyen et de petit volume présentent une couche lutéinique ; mais, sauf dans quelquesuns très rares, cette couche est formée par 5 ou 6 rangées de cellules lutéiniques au maximum et n’atteint pas l'énorme développement que nous l’avons vu prendre dans certains ovaires inflammatoires.

Le nombre des follicules primordiaux est considérable.

L’épaississement de l’albuginée et de la sclérose du stroma

sont notables; dans certaines préparations, Ja surface de l'ovaire présente des sillons qui s’enfoncent profondément dans le stroma ovarien et dans le fond desquels les cellules du revêtement sont encore conservées. |

Dans le stroma de l’ovaire, on trouve enfin plusieurs corps jaunes à des stades divers de leur régression et un kyste du corps jaune dont la paroi est constituée par une épaisse bande hyaline qui ne renferme pas trace d'éléments cellulaires : c’est un « Corpus-Albicans Kyste ».

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