‹ Contribution à l'étude de L'Ovarite Scléro-KystiqueChapitre 11 sur 18 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

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La maladie se caractérise par trois ordres de symptômes, qui sont,par ordre de fréquence et d'importance, des douleurs pelviennes, des hémorragies, des troubles nerveux généaux.

1° La douleur pelvienne. — Elle est le symptôme capital qui donne à la maladie sa physionomie propre, qui presque : toujours indique à elle seule l'intervention chirurgicale.

Etudions successivement : le mode d'apparition de cette douleur, son allure clinique, ses localisations.

a) Les douleurs peuvent apparaître au début de la vie génitale, chez la jeune fille au moment des premières règles : ce sont des jeunes filles, puis des jeunes femmes dont les règles sont irrégulières et douloureuses avec de grandes variations dans l'intensité de la douleur ; il n’est pas rare de voir chez des femmes qui ont présenté pendant toute leur vie ce syndrome dysménorréique les douleurs s’exagérer au moment de la ménopause et créer, par leur prolongation et leur intensité, un véritable état morbide.

Le syndrome douloureux pelvien peut également apparaitre après des accouchements ou des avortements plus ou

Æui0 ee moins septiques, après une gonococcie s'aggravant à toute nouvelle cause d'infection.

Dans quelques observations, on note le début de la douleur après un traumatisme abdominal ne jouant qu'un rôle de cause occasionnelle, déclanchant les symptômes chez une prédisposée.

b) La douleur pelvienne de l'ovaire kystique n'existe parfois qu'au moment des menstrues ; c’est-à ce moment qu’elle acquiert dans presque tous les cas son maximum d'intensité. Elle se calme, en général, après la période menstruelle, parfois elle se prolonge plusieurs jours après elle.

Un type intéressant de douleur intermittente est représenté par les « douleurs intermenstruelles », dont Bouilly a fait une bonne étude. Elles surviennent au milieu de la période intermenstruelle, durent deux ou trois jours et s’accompagnent dun écoulement utérin muqueux ou légèrement sanguinolent. Cette « kleine période » et peu fréquente. Bouilly ne l’a relevée que 12 fois sur 2.350 malades.

Au bout d’un temps plus ou moins long, la douleur intermittente devient continue ; c’est une pesanteur pelvienne constante qui s'aggrave par les efforts, la fatigue, l'usage et l'abus des sports, le coït. Elle devient intolérable, oblige la

femme à cesser son travail ; ces malades, véritables infirmes, “réclament à grands cris l'intervention qui les libérera.

c) La localisation de la douleur spontanée est souvent uni latérale, et les malades la localisent assez bien au point ovarien de Bouilly, au milieu d’une ligne allant de l’épine iliaque antérieure et supérieure à la symphyse pubienne. La douleur bilatérale, diffuse, n'est pas rare et, au moment des règles, s'ajoute une douleur hypogastrique profonde. Les irradiations douloureuses sont la règle, notamment dans la région lombaire.

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