‹ Contribution à l'étude de L'Ovarite Scléro-KystiqueChapitre 12 sur 18 · MAO · texte numérisé non relu

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2 Les hémorragies. - Les troubles de la menstruation sont la règle dans l’ovarite kystique ; la dysménorrhée est habituelle. Quelquefois, au début de l’évolution chez des Jeunes filles, on constate de l’aménorrhée alternant avec des pertes menstruelles abondantes. Jayle a appelé cette période, période d’ « ataxie ovarienne ». Les hémorragies dans l’ovarite scléro-kystique ne sont pas la règle absolue, mais sont fréquentes ; bien souvent, elles constituent le symptôme prépondérant, comme dans les cas rapportés par Hégar, Lawson, Tait, Léopold. |

Bouilly, en 1889, a mis en lumière l'importance des hémorragies dans l’ovarite micro-kystique et le rôle joué par l’altération ovarienne dans leur production. Après lui, les métrorragies de l'ovaire kystique ont été étudiées par Gross, Siredey, Dalché, Gueller, les thèses de Barraud et de Delespine. ”

Ces hémorragies peuvent se présenter avec trois aspects ; 1° sous forme de ménorragies, règles abondantes, prolongées, douloureuses ; 2° sous forme de métrorragie intermenstruelle pouvant durer plusieurs jours. Pour Bouilly, cette forme estrare ; Barraud ne l’a rencontrée que 15 lois sur 40 cas; 3° sous forme de métrorragies irrégulières pouvant se produire plusieurs fois par mois, de telle sorte que ces malades « sont continuellement dans le sang » et s’acheminent vers un état de faiblesse et d’anémie graves.

3° Les troubles nerveux. — Toutes les femmes présentant le syndrome de l’ovarite scléro-kystique sont des nerveuses : caractère instable et irritable, impressionnable à l'excès, quelquefois véritable neurasthénie ; ces symptômes manquent exceptionnellement et souvent sont dominants chez les femmes dont nous nous occupons.

L'examen objectif est loin d’être en rapport avec l'inten-

sité des phénomènes subjectifs. Le ventre est souple, plus ou moins douloureux à la palpation des fosses iliaques ; quelquefois on trouve bien accusé le point ovarien de Bouilly. douleur localisée à la présence d’un point situé au milieu d'une ligne menée de l’épine iliaque antérieure et supérieure à la symphyse pubienne, à deux travers de doigt au-dessus de l'arcade. Plus souvent, la douleur provoquée est diffuse et surtout déterminée par la pression profonde.

Le toucher vaginal est souvent douloureux, surtout dans la région des culs-de-sac ; par le palper combiné, on perçoit dans le Douglas ou bien dans un cul-de-sac latéral sur le flanc de l'utérus un ovaire polulé, augmenté de volume, mobile et très sensible au toucher. On apprécie l’état de l'utérus, souvent augmenté de volume, quelquefois en rétrodéviation ettrès sensible en général.

Le résultat de l'exploration générale est d’ailleurs très variable ; chez bien des femmes qui souffrent beaucoup, on ne constate que des modifications insignifiantes, un utérus normal, des ovaires douloureux, mais dont l'augmentation de volume n’est pas très nette.

MAT Le

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