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deviennent impressionnants, avec cependant une légère rémission vers le 10° jour. La température est très oscillante et monte à 40° 1/10 le dernier jour. Un œdème apparaît aux membres inférieurs et se généralise. L’hépatomégalie s'étend au lobe droit. Le poids de lenfant diminue très légèrement de 8 kilogrammes à 7 kg. 780. Les signes d’auscultation s’aggravent et prennent à la fin le type d’une bronchite capillaire.
La thérapeutique instituée pendant cette période a comporté des révulsifs, des injections de lyso-vaccins diphtériques (Duchon), des toni-cardiaques (solucamphre, ouabaïne, caféine), des sangsues sur la région hépatique, une saignée de 15 cc, une injection de 5 cc de sang maternel. Deux injections de 5.000 unités de sérum antidiphtériques ont été pratiquées avant le résultat de l’ensemencement du jetage nasal. Une ponction pleurale n’a ramené aucun liquide et l’injection hypodermique d'essence de térébenthine, faite le 5 janvier (9° jour), pour provoquer un abcès de fixation, ne donne aucune réaction.
A la fin de cette première période de la maladie, le pronostic est effroyablement sombre, les signes physiques et surtout les signes généraux, font prévoir une issue fatale.
C’est à ce moment qu’est institué le traitement intensif à l’oxygène au moyen de l’appareil, mis par la Société | « Air Liquide » à notre disposition.
2° période - Durée 25 jours - Résultats de l’'oxygénothérapie.
Cet appareil est une tente à injecteur sous laquelle la petite malade est placée le 12 janvier, à midi 30. En 3 heures, nous amenons la concentration d'oxygène à une valeur de 55 %,; les réactions de l’enfant sont suivies avec une grande attention, en raison de sa faiblesse extrême. Nous pouvons, dès ce moment, constater une légère diminution des signes d’anoxémie. La cyanose des lèvres s’est atténuée; la fréquence des mouvements respiratoires s’est abaissée de 50 à 38.
Cette amélioration des signes d’anoxémie se précise rapidement. La cyanose est complètement disparue le 3° jour; cependant, elle reparaît accidentellement et temporairement au cours d’examens ou de séjours un peu prolongés hors de la tente. La fréquence des mouvements respiratoires reste Gésormais au-dessous de 40. La dyspnée s’atténue et disparaît en 3 jours. Le pouls, assez variable, s’abaisse au-dessous de 100 à la fin du traitement.
Nous espaçons et écourtons les examens en raison des troubles apparus au cours des premiers. Cependant, nous pouvons constater, après une semaine, une amélioration sensible des signes d’auscultation; au 10° jour, on ne trouve que quelques ronchus disséminés. À cette date, le foie a repris son volume normal; les œdèmes ont disparus. L’abcès de fixation s’est produit 12 jours après l’injection d’essence de térébenthine.
L'état général s'améliore. L'enfant, d’abord agitée, puis prostrée, nous apparait, au 10° jour, gaie, éveillée, sans agitation. Le poids commence à augmenter au 14° jour. La température descend en lysis jusqu’à 37 au 6° jour, puis oscille entre 37 et 38. Au 14° jour, elle est fixe à
A ce moment, on lente d’interrompre le traitement et, pour cela, on commence par diminuer la concentration. Une aggravation des signes généraux nous amène à temporiser.
Au 23° jour du traitement, on tente à nouveau de l’interrompre mais la température s'élève alors à 39°3, le pouls à 130, et l’on remet la malade sous 15 tente.
Enfin, au 25° jour, on supprime définitivement le traitement. Une légère élévation thermique (37°9) se produit, mais tout s'arrange spontanément et l’enfant entre en convalescence, Elle a été envoyée plus tard à San-Salvadour, où elle est actuellement. |
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FiG. 4 —— OBSERVATION N° Î
Ainsi s’est écoulée une longue période au cours de laquelle la malade a vécu sans presqu’aucune interruption dans une atmosphère suroxygénée, de composition et de température aussi constantes que possible. Nous sommes parvenus à cette continuité de l’état chimique et thermique de l’appareil en limitant le nombre des examens et la fréquence des soins; en accélérant les uns et les autres; en exerçant une surveillance atten-