‹ Contribution à l'étude de l'oxygénothérapie sous-cutanée dans la tuberculoseChapitre 6 sur 15 · MG RE · texte numérisé non relu

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piré; mieux vaudrait augmenter la surface de contact du sang et de l’oxygène, Il fallait donc trouver une nouvelle voie d'introduction de ce médicament,

L’argument physiologique et l’ère aseptique aidant, suggérèrent l’idée d'employer l’oxygène en injections sous-cutanées.

En 1900, au Congrès de Médecine international de Lisbonne, Domine et Chabas donnaient un compte rendu des observations et des résultats qu’ils avaient obtenus par l’action des injections hypodermiques d'oxygène chez les tuberculeux.

En 1911, Bayeux, en France, préconise et Yilerie l'emploi systématique de l’oxygène comme traitement de la tuberculose pulmonaire.

Luberbrun, en 1913, publie les has rÉAIATS qu'il avait obtenus dans trente cas traités par cette méthode.

Enfin, l’année suivante, Kleiman, dans sa thèse, affirme le passage à la forme latente de la tuberculose en pleine évolution, par l’oxygénothérapie sous-cutanée ; d’après lui, plus de toux, disparition des bacilles dans les crachats, disparition des râles et des craquements, les malades reprennent du poids et recouvrent l'appétit.

La même année, Rélier, dans sa thèse sur l’oxygénothérapie intraveineuse, conclut que l’oxygène agit comme antitoxique et comme anti-infectieux.

En 1920, Lesieur publie plusieurs observations con: cluantes, relatives à des tuberculeux qu’il avait traités par des injections sous-cutanées d'oxygène.

Puis Armand Delille, Hillemand et Lestoquoy font une classification et un exposé, des résultats qu’ils

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obtinrent chez des tuberculeux de leur service, traités par l’oxygénothérapie sous-cutanée.

Chauvet, en 1922, affirme que la méthode sera toujours utilisée avec profit dans la tuberculose pulmonaire.

Enfin, en 1926, Leloup publie les résultats satisfai- #ants qu’il constate chez les tuberculeux pulmonaires traités par l’oxygénothérapie.

Est-il besoin de rappeler que, en dehors de la tuberculose, parallèlement à ces recherches, l’oxygène est employé dans d’autres maladies: pneumonies, broncho-pneumonies des enfants (Wéïil, Mouriquand), grippes graves, asphyxie, sciatiques, etc.…, où son effet thérapeutique n’est pas contesté.

Quoique l’oxygène ait conquis droit de cité en thérapeutique, l’oxygénothérapie n’a pas encore, croyonsnous, la place qu’elle mérite.

Après ces recherches, il était naturel que l’on pensât à utiliser l’ozone.

Mais en inhalation, dans un milieu de deux à trois seulement par million d’air, il amène de la céphalée par irritation du sinus frontal. Il a cependant des propriétés désinfectantes à la dose de 0,015 d’ozone par litre, et les inhalations d’ozone ont été reconnues comme antiseptiques dans la tuberculose pulmonaire, mais ses propriétés irritantes empêchent son emploi.

Klemperer et Rabinowitsch-Kempner (1), voulurent d'äilleurs en 1922, se rendre compte de l’action de Pozone chez le tuberculeux. Ils constatèrent tout d’abord que les bacilles ozonisés tuberculisent le co-

4) KLEMPERER et RABINOWITSCH-KEMPNER. — (Revue de la tuberculose, 1923).

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baye et que d’autre part, les cobayes inoculés avec du bacille de Koch et placés dans une salle renfermant 2 milligrammes d’ozone par mètre cube, mourraient avec des lésions de tuberculose généralisée.

Enfin ces auteurs installèrent dans une salle remplie d'ozone, 10 malades atteints de tuberculose ; on aérait une heure le matin et une heure le soir ; la salle sentait fortement l’ozone, mais les malades y restaient volontiers. Malgré l’amélioration de certains symptômes fonctionnels, le processus tuberculeux subit une évo-. lution progressive et fatale, dans les 5 cas sur 10 où il s'agissait de sujets présentant des lésions caséifiantes.

Les auteurs n’ont pas constaté d'action réelle curatrice, du traitement par les émanations d’ozone, dans la tuberculose.

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