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‘piratoires, ce qui, dans une certaine mesure, nous paraît légitime ; à ce titre, l’oxygène naissant que l’on injectera aura une action antiseptique bien supérieure à l’oxygène industriel employé pour les inhalations.
L’oxygène sous-cutané semble done agir plus efficacement que l’oxygène en inhalation ; et la voie hypodermique nous semble toute indiquée pour pratiquer l’oxygénothérapie dans la tuberculose.
Une troisième voie nous reste à étudier, c’est la voie intraveineuse. Cette dernière semblerait avantageuse, mettant directement l’oxygène en contact avec le sang.
Préconisée ces dernières années, on ne possède cependant que peu d'observations sur l’oxygénothérapie
intraveineuse. Mariani (1), en 1901, fut le preniier à
l’appliquer chez l’homme. Après avoir expérimenté sur le chien, il appliqua la méthode chez un tuberculeux atteint de lésions à diffusion rapide:
Amené dans son service en état d’orthopnée, avec 54 respirations à la minute, pouls à 144, t° 3895. Chez lequel tous les moyens mis en œuvre avaient échoué. 11 lui injecte en trois-quarts d'heure, 120 9° d'oxygène dans une veine du pied. Au bout de ce temps, la respiration est tombée à 48, le pouls à 136; une heure plus tard, la respiration est à 40, le pouls à 120, la t° à 38°. La nuit se passe assez bien, mais le lendemain la respiration remonte à 56, le pouls à 140 et la t° tombe à 36°. On ne peut renouveler l’injection et le
malade ne tarde pas à succomber.
@) MARIANI. — La Imezionendoveinosa di ossigene nell’homo. (Gaz, d’Osped, N° 84, 1902).