OBSERVATIONS ANCIENNES OBSERVATION N
(QuEnu et DuvaL. Revue de Chirurgie, 1902.) Femme de 50 ans.
Rentre pour hémorragies très graves.
A. H. : nuls.
A. P.: 3 enfants, dont 2 morts de diarrhée et de convulsions ;
2 fausses couches, a été soignée pour métrite après sa première fausse couche ;
Pas d’autres maladies.
La malade jouit de bonnes digestions, ne présente ni diarrhée, ni constipation.
A signaler qu’elle abuse de l’alcool : une bouteille de vin à chaque repas.
En novembre 1899 : première hémorragie rectale sans cause, perte abondante de sang, syncope, chute du pouls.
En mai 1900 : deuxième hémorragie traitée par le lit et la glace.
En juillet 1900 : troisième hémorragie accompagnée de syncope. Lit et glace.
ur.
Juillet 1901 : quatrième hémorragie traitée également par le lit et la glace.
En mai 1902, survient une cinquième hémorragie très abondante et accompagnée de syncope. On traite la malade par de l’ergotine et du sérum artificiel.
Le 22 juin elle entre à l’hôpital.
Toucher rectral : ne montre rien sinon quelques varicosités anales.
Rectoscopie : à 8 cm. au-dessus de la ligne ano-cutanée, aux confins de la paroi postérieure et de la paroi latérale droite, on constate :
a) Un ulcère de 5 à 6 cm. de long d’où provient l’hémorragie. L’ulcération est superficielle, son fond est rosé.
b) Une bande cicatricielle de quelques millimètres de large située juste à côté de l’ulcère. L’ulcère saigne légèrement (1).
A la faveur de l’examen : cautérisation de l’ulcère au thermocautère.
L’hémorragie s’arrête, tamponnement du rectum.
Le 23 juin, les règles commencent: nouvelle hémorragie, sérum, tamponnement.
Le 27 : l’ulcération est en voie de cicatrisation.
Le 12 juillet, la cicatrisation est complète. La malade sort guérie.
(Présentée par le Docteur Nicolas Paus de l’Institut d’Anat. pathol. de Christiana. — Citée par le Docteur LEJARS dans Semaine Médicale, 8 mars 1911.)
Homme de 35 ans.
Jouit habituellement d’une santé parfaite.
. () L’examen microscopique de cette observation a déjà été relevé in extenso p. 11. Il était négatif et signalait seulement des lésions des petites artérioles. ;
Dans ces derniers temps, s'était plaint de tranchées gastriques qui se prolongèrent 2 jours.
Il s’était remis complètement de ce malaise lorsque, subitement, éclate une péritonite diffuse. Il meurt pendant la laparotomie.
Autopsie : on découvre un abondant épanchement fibro-purulent dans tout le ventre.
Sur la partie antérieure du rectum, il existe un ulcère perforé de 1 cm. 1/2 à 2 cm. de long sur 1 cm. de large ; les bords de l’ulcère sont nets, infiltrés de pus, la muqueuse présente au voisinage des fissures superficielles et des traînées purulentes.
Il n’existe pas de corps étrangers dans le rectum, mais dans le pus qui remplissait le bassin on avait trouvé une assez grosse concrétion fécale.
À l’examen microscopique, on ne découvre aucune lésion des tissus qui puisse faire penser au cancer ou à une inflammation spécifique.
(Docteur N. PAUS. — LEJArs, Semaine Médicale, 1911.)
Homme de 44 ans, bien portant jusqu'alors.
Présente brusquement tous les signes d’une péritonite généralisée.
A l'intervention : l'abdomen contient du liquide un peu sanguinolent.
Les anses intestinales sont couvertes d’un enduit fibrino-purulent.
La mort survient 8 h. 1/2 après l’intervention.
Autopsie : sur la face antérieure du rectum, tout près de la réflexion péritonéale, on trouve une perforation qui laisse passer l’index : les bords sont nets, minces, la paroi est atrophiée tout autour ; l’aspect est celui d’un ulcère gastrique perforé.
A l'examen microscopique, on ne trouve rien qui ressemble ni à la tuberculose, ni au cancer ; la muqueuse est un peu enflammée, les vaisseaux sont en partie thrombosés.