‹ Contribution A L'étude De L'urano-Staphy Lorraphie Et De Ses RésultatsChapitre 15 sur 27 · NN · texte numérisé non relu

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Faut-il donc épargner la palatine? Faut-il, au contraire, ne pas s'en préoccuper ?

Langenbeck conseille, pour l’épargner, d'aller la dégager du sillon où elle est couchée et de dévicr au besoin l’imaision libératrice.

Cette question donna lieu à une discussion de la Fociété de chirurgie (27 juin 1877).

M. Tillaux prétendit qu'il fallait épargner lartère, parce que sa section, outre qu’elle donne lieu à une hémorrhagie assez abondante et longue quelquefois à réprimer, prive le lambeau de sa principale artère nourricière. Mais une circulation collatérale a vite réparé cette perte. D’ailleurs observation a fait justice de cet argument.

« 51 on peut les ménager, tant mieux ; si on les coupe, tant pis. » Cette opinion du professeur Trélat semble avoir clos la discussion. Ce maître, d’ailleurs, en continue pas moins à opérer au bistouri.

« Je me sers du bistouri, dit-il, parce que le galvanocautère,ni le thermo-cautère n'empêchent ’hémorrhagie; et, surtout, parce qu’il faut éviter avec le plus grand soin tout ce qui peut retarder ou compromettre les phénomènes plastiques sur les b rds ou la surface profonde de chaque lambeau. »

La généralité des chirurgiens s’est ralliée à cette opinion qui est aussi celle de notre maitre, M. Th. Ange.

IfIe Temps. — Décollment des Lambeaux.

Là, encore, nous retrouvons Dieffenbach qui, lé premier, décolle son Himbeau. Mais, autant qu’on peut en juger par ses écrits souventinintelligibles de aveu même

AVAIYE

PAC NLES

de Langenbeck son compatriote et contemporain, il ne libéra qu’à la partie externe. Eu revanche, ce fut lui qui proposa de scier la partie correspondante de la voûte osseuse et de l’entraîner avec le lambeau:

Roineau et Langenbeck décollèrent le pont fibro-muqueux dans toute son étendue ; et cette pratique est aujourd’hui suivie par tous les chirurgiens.

Notre maitre M. Th. Anger taille largement ses lambeaux et les décolle plus large nent encore, dépassant en avant de deux centimètres et plus l’extrémité de la perforation. Il décclle également en arrière si la fissure siège seulement sur la voûte.

Nous attribuons à cette pratique les succès obtenus par cet habile opérateur. Force est de reconnaître qu'il y a là un réel progrès : nos observations en font foi.

Armé d’une rugine, d'un détache-tendon ou d’un bistouri de Roux, uous pénétrons perpendiculairement dans Pincision libératrice. Puis, abaissant l’instrument, on le glisse sous le périoste qu’on a vite fait de décoller par des mouvements de latéralité. Cetemps est sans contredit le plus douloureux de l’opération. Il est donc utile, si surtout le malade n’est pas endormi, qu’ils oit assez vivement exécuté.

Il faut poursuivre le décollement jusqu’au bord avivé de la perforation de façon que la rugine, divisant en deux lèvres chacun de ces bords, vienne faire issue dans le champ de la fissure. Autrement les bords adhérents encore à la voûte osseuse se rapprocheraient difficilement et l’on risquerait de n’affronter que la muqueuse marginale. M. Word, dans sa thèse inaugurale, insiste avec raison sur ce point. Si l'instrument se trouvait arrêté dans son travail, il faudrait se garder de trop insister et,

PERS TRS

plutôt que d'entamer son lambeau, libérer avec un bistouri. Au besoin, on pourrait, par une incision pratiquée sur le bord avivé, aller au-devant de la rugine. A plus forte raison ne doit-on pas s’écarter de ce principe, quand la couche fibro-muqueuse est épaisse, condition défavorable signalée par M.le professeur Verneuil (1).

Ce temps de l’opératioa exécuté, le chirurgien doit s'assurer de la parfaite mobilité et de la souplesse de ses lambeaux, les affronter, voir s'ils ne sont point tiraillés dans un sens ou dans l’autre. Sans être aussi absolu que Sedillot, Fergusson, Follock et d’autres, nous n’hésiterons pas à sectionner ou décoller les insertions musculaires dont l’action pourrait nous gêner.

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