RÉSULTATS PHYSIOLOGIQUES
La déglutition et les fonctions du voile du palais serétablissen* assez vite. (C’est au plus laffaire de quelques semaines. Au point de vue de la restitution du langage, les résultats sont moins rapides.
Cependant le désir d'améliorer la prononciation des sujets aitcints des fissures palatines est une des principales raisons qui militent en faveur des opérations d’uranoplastie et de staphylorraphie.
Aux porteurs de perforations acquises, la staphylorraphie rend en quelques jours la netteté de la parole. Cest que chez ces malades, la conformation des organes est parfaite et l'éducation des organes qui contribuent à la phonation faite.
Malheureusement, pour les fissures congénitales, on n'obtient pas de résultats aussi rapides, et les malades
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ont généralement, au sujet de ces résultats, des illusions qu’il importe de dissiper si l’on veut éviter des récriminations ultérieures. : | |
: Aussi,croyons-nous, que le chirurgien doit avoir grand soin. de dire avant l’opération, que celle-ci terminée et
menée à bonne fin, la parole ne sera pas ipso facto et instantanément améliorée. Il doit faire comprendre à son malade que le but de opération est de le placer dans des conditions meilleures au point de vue de la phonation, mais qu'étant données les habitudes anciennes et vicieuses de ses organes articulateurs, il devra faire'uñe éducation vocale nouvelle, lorsque Popération lui aura restitué l’intégrité relative du voile de palais. Enfin, ilne devra pas lui dissimuler que s’il lui est permis d’espérer parvenir à une articulation compréhensible pour peu qu’il fasse des exercices vocaux convenables, il ne doit pas s'attendre à posséder une prononciation irréprochable.
Le chirurgien qui ne fait pas ces sages et consciencieuses observations, avant de procéder à l'opération, s'expose à des reproches de Popéré et de son entourage, étonnés que la perforation fermée, la parole ne soit pas devenue claire. |
Des exercices vocaux et spéciaux, autant que possible, sont donc indispensables pour complèter l’œuvre chirurgicale. Livré à lui-même le malade ne fera que de lents progrès.
"M. le D’ Chervin , Directeur de l’Institut des Bègues de Paris, dont la compétence en pareille matière est connue, dit que l'éducation vocale est chose longue et délicate et qu'on ne doit pas l’abandonner au hasard sous peine de s’exposer à des insuccès.