OBSERVATIONS
OBSERVATION I (Nicolaier)
Résumée.
Femme Amalie Sch..., entrée à la clinique de Gottingue pour typhus abdominalis. Souffre d'une affection vésicale depuis de longues années et a élé traitée antérieurement à la clinique même par du salicylate de soude mais sans succès.
A partir du 27 septembre, elle prend 1 gramme d'urotropine. Le 29, les urines ne sont plus ammoniacales et ont une réaction acide; elles restent pourtant toujours troubles. On fait prendre à la malade 1 gr. 50 au lieu de 1 gr. le trouble des urines à disparu totalement douze jours après. La malade reprit encore de l’urotropine pendant quinze jours. Après la cessation de l'urotropine, les symptômes de la maladie ne reparurent plus.
2IMLG ER
OBsERvATION II (in Heubner)
F. P.…., enfant de 10 ans, souffre d'une cyslite gonorroïque depuis deux ans, affection qui avait été précédemment traitée par des lavages sans aucun succès. L'urine est alcaline, fétide et légèrement albumineuse avec un abondant dépôt. On donne 0 gr. 10 d’urotropine par jour et on observe une amélioration des symptômes subjectifs et objectifs. Après deux mois et demi de traitement à l'urotropine, la guérison est totale, car quatre mois après la cessation de l'absorption d'urotropine, le malade est toujours bien portant.
OBSERVATION II (in Elliot)
R. G..., homme de #1 ans, souflre depuis un an d’une cystile aiguë. Urine trouble, fétide, légèreinent acide, el contenant un dépôt très abondant. Le salolne donne pas d'amélioration sensible ainsi que les lavages au nitrate d’Ag. (1/2000). On donne au malade 0 gr. 12 d'urotropine par jour en quatre fois. Déjà au bout de quelques jours il se produit un adoucissement dans les symptômes de la maladie qui au bout d’un temps très court ne se reproduisent plus après la cessation du traitement.
OBSERVATION IV (Nicolaier)
Georg R..., 62 ans, entre le 31 janvier 1895 à la clinique pour phtisie. Souffre depuis longtemps d'une hypertrophie prostatique et d’une maladie de la vessie. Il nie la blennorragie. À son admission à la clinique le malade émet
AT
une urine trouble, fortement alcaline, à odeur très ammoniacale et donnant des dépôts considérables. Le malade prend 6 gr. d'urotropine par jour et déjà le premier jour quelques portions de son urine sont déjà claires mais toujours alcalines. Le troisième jour, l'urine des vingt-quatre heures est acide et contient un dépôt abondant renfermant des globules blancs, des débris de cellules épithéliales et des globules rouges. À ce moment les douleurs devinrent plus vives surtout après l'émission de l'urine. Comme elles pouvaient être dues à l’urotropine, on en cesse l'emploi le septième jour. Le lendemain, l'urine redevient ammoniacale et les douleurs diminuent un peu. On redonne dans la suite de petiles doses d’urotropine (0 gr. 50 à 1 gr. 50) et les urines reprennent une réaction acide. Le malade quitte la clinique le 15 mars 1895. Lors de sa réadmission, 27 avril 1895, il est traité par du salicylate de soude jusqu'à sa mort, 27 mai 1895. Ce traitement fut absolument inefficace.
L'autopsie permit de reconnaître les lésions suivantes : uréthrite ulcéreuse, cystile dyphtéritique, pyélite droite el uretérite.
OBSERVATION V (Nicolaïer)
(Résumée)
Auguste E..., 29 ans, entre à la clinique le 41 mai 41895, pour une Cystite grave avec fermentation ammoniacale de l'urine, développée à la suite d'un accident ayant produil la paralysie du muscle constricteur vésical. On est obligé de le sonder pour extraire son urine, des lavages de vessie et de fortes doses de salicylate de soude. 5 gr. par jour, ne produisent aucune amélioration. L'urine est toujours alcaline, sent l'ammoniaque et a un dépôt abondant.
De nouveaux lavages avec l'acide phénique à 4 0/0