OUI
« Le facteur race semble n'avoir aucune influence sur la sensibilité du test au Cardiazol. »
« Le poids du malade joue un rôle indiscutable : plus le poids du sujet est élevé moins le test a de chance d'être
« positif et inversement. »
« Pour les épileptiques le test est d'autant moins fidèle que le poids du sujet est plus élevé, inversement pour les nonépileptiques le test est d'autant moins fidèle que le poids du sujet est moins élevé, et ceci est particulièrement vrai pour les malades qui pèsent moins de 60 kgs. La conséquence pratique est qu'il faut proportionner la quantité du Cardiazol à injecter au poids du sujet, le chiffre de 5 mülligrammes par kilog nous semble celui qui doit être adopté provisoirement. »
« L'âge du sujet doit être pris en considération, il semble que les âges extrêmes ont une influence défavorable sur la fidélité au test, pour les non-épileptiques il a beaucoup plus de valeur passé 30 ans. »
« L'étude du pouls du sujet avant l'injection est très importante car plus le pouls est rapide, plus le test a de valeur dans tous les cas. (Ghez les épileptiques, le pouls est par ailleurs nettement plus lent que chez les non-<pileptiques). »
« Si après compression des globes oculaires, le pouls s’accélère (réponse inversée) le test est plus discutable que si le pouls se ralentit ou ne se modifie pas. (Chez les épileptiques la compression des globes oculaires donne exceptionnellement une accélération du pouls). »
« En règle générale le pouls s'accélère après une crise convulsive, et cette accélération, au delà de 50 %, est nécessaire pour affirmer l'authenticité d'une crise larvée, si l'injection n'a pas déclanché de crise franche. Il existe sans doute certains « équivalents vasculaires » qui ne se manifestent que par cette accélération marquée du pouls. »
« L'ébranlement vasculaire et l'accélération du pouls sont d'autant plus grands que la moyenne mensuelle des crises est plus élevée, »
« Quand la moyenne des crises dépasse 3 par mois, le test est positif dans tous les cas sans exception, quand elle est inférieure à trois par mois, il donne un résultat exact dans 3/4 des cas. »
« La nature de l'affection mentale dont souffre le non-épileptique soumis au test semble jouer un rôle dans certains
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« cas. Les post-encéphalitiques semblent assez sensibles à « l’action du Cardiazol. Par contre les manico-dépressifs y « sont remarquablement résistants. Les hallucinés chroni- « ques et les déséquilibrés y semblent également plus résis- « tants que la moyenne des malades. Le petit nombre des « Cas observés ne permit pas de trancher complètement la « question de la sensibilité des pithiatiques au Cardiazol qui « semble cependant très réduite et en tous cas infiniment « moindre que celle des épileptiques. »
La communication de P. SCHERRER, à la séance du 21 décembre 1942, de la SOCIÉTÉ MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE, montre que ses « observations se superposent dans l’ensemble à « celles des auteurs précédents ». Cependant la dose de Cardiazol employée n’est que de 2 centimètres cubes au lieu de 3, par voie intra-veineuse, La thérapeutique anti-convulsivante est abaissée progressivement jusqu’à la dose la plus inférieure maintenue pendant 8 jours avant de pratiquer le Test.
La crise convulsive franche compte seule comme résultat positif. Sur 25 épileptiques, 23 tests sont positifs (14 hommes, 9 femmes) 2 tests négatifs (1 homme, 1 femme). Sur 115 nonépileptiques, 16 tests sont positifs (10 hommes, 6 femmes) ; 99 sont négatifs (50 hommes, 49 femmes).
« Donc 92 fois sur 100, 2 centimètres cubes de Cardiazol « déclanchent une crise chez un épileptique et 13 fois sur « 100 environ, un accès convulsif pourra être provoqué par « la même dose chez un non-épileptique. »
L'auteur montre l'influence du poids sur la sensibilité des épileptiques au Cardiazol, « Plus le poids est fort, plus le « test positif a de valeur pour faire la preuve de l’épilep- « sie ». « Les non-épileptiques font des crises d'autant plus « facilement qu'ils sont moins lourds ». La limite expéri- « mentale semble être de 62 kilogs ».
Chez la femme plus résistante que l’homme au Cardiazol le test aura plus de valeur à poids égal que chez l’homme, surtout dans les poids faibles.
L'âge des malades est également important : passé 40 ans les épileptiques répondent moins volontiers au test. Pour les non-épileptiques le test a plus de valeur après 30 ans.
L'étude du rythme cardiaque avant l'épreuve a permis de constater que les non-épileptiques ayant un pouls rapide (supérieur à 70) sont plus résistants au Cardiazol.
L'étude du réflexe oculo-cardiaque a montré qu'il est plus
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souvent inversé chez les épileptiques que chez les autres sujets.
Mais il n'y a pas de remarques plus précises tirées de ces deux facteurs. :