‹ Contribution À L'Étude De L'Utilisation Médico-Légale du Test au Cardiazol dans l'ÉpilepsieChapitre 12 sur 19 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

De l'examen des diverses méthodes proposées jusqu'ici il ressort que le médecin a besoin, pour s’aider au diagnostic d’épilepsie d’un test qui réunisse plusieurs qualités. 1°) Simplicité d'application.

2°) Rapidité de réaction, par une crise comitiale identique à la crise spontanée.

3°) Fidélité dans la réponse pour la catégorie des épileptiques.

4°) Indépendance de la volonté du sujet : réponse non simulable.

5°) Sécurité pour le patient.

Il semble que le Cardiazol réponde le mieux à tous ces desiderata.

Son application est très simple : une injection intra-veineuse de 2 centimètres cubes de la solution : poussée très rapidement en quelques secondes avec le matériel habituel : une petite seringue et 1 aiguille de gros calibre, un lit pour examen, un tampon pour mettre entre les dents du sujet.

— La réaction est presque immédiate, le temps de latence éntre la fin de l'injection et le début de la crise est en moyenne d’une minute, passé 3 minutes on peut considérer qu'il n’y aura pas de crise. C’est un très gros avantage car dans les épreuves où la réaction n'apparaîtra qu'après plusieurs heures on ne peut pas dire si la crise n’est pas appà:fue spontanément.

— C’est le Cardiazol, qui a jusqu'ici donné le plus fort pourcentage de résultats positifs chez les épileptiques, il est impossible de simuler la crise provoquée par le Cardiazol, car elle a un début bien caractéristique et le médecin la voit se dérouler devant lui avec toutes ses phases bien nettes.

— Enfin, compte tenu des contre-indications du Cardiazol, cette méthode est totalement inoffensive comme le prouve la longue expérience de la convulsivothérapie.

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