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constipation avec remission et possibilité d’évacuation. ü
En ne s'appuyant que sur ces données physiologiques, on serait porté à voir pour chacun de ces produits des applications assez personnelles et un peu différentes, mais la science thérapeutique doit, avant tout, tabler sur les résultats cliniques, et c’est ce qu'il faut faire avant de porter une opinion concluante.
$. 3. — PARALLÈLE ENTRE ADRÉNALINE ET UZARA.
Nous allons commencer par faire une étude physiologique aussi complète que possible sur l'action de l'uzara.
C'est Raymoxb-Hamer qui, le premier, à mis au point cette action particulière de l’uzara. 11 est arrivé à la démontrer par de nombreuses expériences. Et c’est une: de celles-ci que nous nous permettrons de narrer en détail.
JT réussit d’abord à enlever les fibres sympathiques. de toute une région intestinale d’um chien préalablement chloralosé et il constata que l'uzara provoquait alors des contractions intestinales.
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Avant d'aller plus loin, et pour la clarté de notre exposé, rappelons grossièrement que dans un ganglion nerveux, il n'y à pas continuité, mais contigüité des terminaisons nerveuses et que la substance intermédiaire entre la portion afférente et efférente porte le nom de synapse.
Nous touchons alors aux controverses scientifiques pour savoir quelle est la partie paralysée par l’injection de nicotine ou de spartéine. Les uns prétendent que c’est le synapse ; d’autres, que c’est la cellule nerveuse de la fibre afférente. Pour nous, il importe seulement de savoir qu'il y a arrêt dans la propagation de l'excitation, du fait de paralysie au niveau du ganglion, et que cette paralysie se traduit par l'absence d'efficacité de l’uzara.
Ainsi l’uzara excite bien la fibre sympathique, car si l'on paralyse le ganglion sympathique par de la nicotine ou mieux par de la spartéine, l'excitation ne pouvant dépasser ce neurone paralysé, l’action frénatrice de l’uzara ne se fait point sentir, les contractions intestinales ne sont pas diminuées.
Mais alors, dirons-nous, si l’uzara est sympathicotonique, il nous faut le classer dans le même groupe que l'adrénaline ?
Cette clasification n’a pas sa raison d’être, car si nous
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avons pu montrer la différence de base entre l’'opium « paralysant » et l’uzara « frénateur », nous allons maintenant essayer d'établir les différences entre l’adré. naline et l’uzara.
D'abord l'excitation de l’adrénaline a lieu sur la terminaison sympathique, ce qui fait que, contrairement à l’uzara, la paralysie du ganglion sympathique par la spartéine n’influence nullement le ralentissement intestinal obtenu avec l’adrénaline.
Puis l’uzara inhibe bien les contractions intestinales, mais il y a des intervalles avec contractions de la mus- Culature intestinale, ce qui permet l'évacuation du bol alimentaire. L’adrénaline produit bien une inhibition des contractions intestinales. mais sans intervalles de contractions.
Enfin l’uzara agit par voie buccale et a une action extrêmement durable, alors que l’adrénaline n’a aucune action par voie buccale et a une action extrêmement fugace.
Au point de vue de l’action sur le cœur l’adrénaline augmente la pression artérielle par deux processus
a) Une action cardiaque : accélération du cœur et augmentation de l'amplitude de ces réactions.
b) Une vaso-constriction générale.
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