IV. ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Dans chacun des organes énumérés ci-dessus, l’œuf détermine un certain nombre de lésions dont l’imporlance varie avec leur nature.
Ces lésions sont produites par la seule présence de l'œuf ou par accumulation d'œufs. Elles se manifestent d’abord par de l’irritation locale qui peut dégénérer en inflammation, |
. Bilharz avait admis trois variétés de lésions : l’induration et la sclérose, les végétations polypiformes, l’ulcération très rare d’ailleurs, sauf dans le cas d’érosions lenticulaires qui sont alors multiples.
Sonzino révise cette classification et admet six variétés de lésions qu'il nomme infarctus vésiculaire, hémorrhagique, granuleu, avec incrustation, ulcéreux et végétant, quelques-unes d’ailleurs étant succeptibles de se succéder et même de coexister.
Il importe de ne pas perdre de vue ce fait, que jamais les œufs ne séjournent dans les gros troncs, où existent d’ailleurs les adultes, « ni même dans les capillaires », mais dans la muqueuse et la sous-muqueuse : parfois quoique très rarement dans le tissu sous péritonéal (vessie, gros intestin), ou encore sous forme de traiînées dans la couche musculaire (vessie, vésicule séminale, prostate), où ils déterminent l’ensemble de ces lésions que l’on exprime en deux mots : hémorrhagies, inflammation.
. Quelques mots maintenant sur chaque organe.
Appareil urinaire. — La vessie et les urétères sont atteints les premiers. Les lésions à leur niveau apparaissent sous forme de plaques saillantes, lisses, de couleur tantôt gris jaune, tantôt rouge foncé, circonscrites par des capillaires variqueux, de la largeur d’une tentille à une pièce de 1 franc.
Sonzino en a décrit ayant la forme annulaire, du diamètre d’une pièce de 5 francs, à centre normal et à périphérie grise ou rougeâtre, inégale, granulée (infarctus hémorrhagique). Ces plaques peuvent être recouvertes d’une couche de graviers noir foncé, représentant un ag-