‹ Contribution à l'étude de la Bilharzia HematobiaChapitre 13 sur 24 · VOS LE · texte numérisé non relu

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gloméré d’œufs vides ou contenant un embryon, de globules sanguins et de cristaux d’acide urique. Parfois même, une sorte de cuticule recouvre complètement la plaque.

Ces plaques occupent dans la vessie ce qui répond au fond ou à la paroi postérieure de l'organe; le trigone est presque toujours indemne. Dans l’urétère, ces dépôts occupent la terminaison du canal dans le réservoir vésical et spécialement l’orifice.

Ces plaques peuvent, mais rarement, ne pas présenter d'infarctus hémorrhagiques, et se réduire à un simple épaississement coriace des tissus, de couleur jaune vert, parfois recouvert d’une pellicule épithéliale et de concrétions d'acide urique ou d’urate d’ammoniaque, et contenant un grand nombre d'œufs. Ce qui est d’abord une plaque se transforme plus tard en une excroissance constituée en majeure partie par des capillaires, des œufs ou des adultes, et présentant l’apparence de condylomes.

Toutes ces altérations portent exclusivement, Je le répète, sur la muqueuse et la sous-muqueuse, et entratnent des modifications du côté des organes affectés : la vessie a été trouvée plus ample, ses tuniques très épaissies (on y a noté une fois une ulcération), et le malade présente alors le cortège symptomatique habituel de la cystite.

L'urétère, du fait de ces néoformations occupant son orifice vésical qui se trouve ainsi rétréci et même oblitéré, s’épaissit et devient le siège d’une ectasie qui, gagnant de proche en proche jusqu’au bassinet, se complète

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par une hydronéphrose, laquelle provoque une périnéphrite secondaire pouvant atteindre la suppuration.

Le rein peut être sérieusement intéressé ; j'ai citél’hydronéphrose (dont on rapporte 2 cas dus à Bilharz et Zancarol, consécutifs au rétrécissement du calibre de l’urétère) : elle est alors une modification passive de l’organe affecté et s'accompagne souvent d’une transformalion complète des tissus propres; on peut en outre assister à l’évolution d’une véritable néphrite causée par la présence des œufs (1). Sans aller jusque-là, il est fréquent de trouver les reins augmentés de volume, gorgés de sang, dilatés ou inversement graisseux et atrophiés, comme dans le cas de Zancarol où, en certains points, le parenchyme était réduit à une coque de quelques millimètres d'épaisseur; pyélite et néphrite s'expliquent quelquefois par la présence de graviers analogues, comme origine et comme composition, à ceux que peut contenir la vessie, et dont les œufs conglomérés constituent le noyau primitif. Ces graviers, comme tout calcul rénal, se révèlent par les symptômes de coliques néphrétiques lorsqu'ils se trouvent dans les conditions voulues de dimensions et de volume.

Pour en finir avec l’appareil urinaire et plus spécialement avec la vessie, il me reste à signaler les lésions de voisinage qu’il a été donné de constater chez quelques sujets.

Les altérations de la paroi vésicale peuvent acquérir une telle importance, que les tissus voisins s’enflamment

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