‹ Contribution à l'étude de la Bilharzia HematobiaChapitre 18 sur 24 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

Revue Soc. biol., 1° juillet 1892.

Due au D' Cahier, médecin-major.

J'ai actuellement en traitement dans mon service hospitalier, au Val-de-Grâce, un sôldat qui a tenu, il y a dix ans, garnison dans le sud de la Tunisie, à Gabès,et en est revenu atteintd’une hématurie que j'ai reconnue due à la présence du bilharzia hœmatobia dans les veines vésico-prostatiques du porteur. Incidemment, je prends la liberté d'appeler votre attention sur la présence du distome dans le sud de notre colonie tunisienne, constatation faite une première fois l’an dernier par M. le médecin aide-major Brault, alors que jusque-là l'affection bilharzienne paraissait exclusive à l'Egypte, au Soudan et au Cap.

Des renseignements que j'ai recueillis il résulte que la maladie est fréquente chez les tribus arabes habitant Gabès, Gafsa et leurs environs, et qu'un certain nombre de nos soldats qui ont séjourné dans ces postes en sont partis atteints d'hématurie, mais personne ne songeait à rapporter le pissement de sang à sa vraie cause; nous aurons sans doute maintenant en France des occasions plus fréquentes qu’autrefois d'étudier les habitudes et les mœurs du Bilharzia.

: Le malade que j'observe depuis deux mois tous les jours urinait en moyenne, dans le début de la période estivale, au

ce UE de

commencement de mai dernier deux ou trois cents œufs par jour. Actuellement il n’en rend plus que quarante à cinquante, bien que certains jours, le total puisse remonter à quelques centaines.

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