‹ Contribution à l'étude de la biométrieChapitre 15 sur 23 · HER RU · texte numérisé non relu

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construite à partir de cette déviation standard se rapproche d’autant plus de la courbe normale des erreurs que n est plus grand.

Pour une courbe normale on peut calculer le nombre d'individus qui se trouvent à droite ou à gauche de la moyenne et à des écarts donnés 1 5, 2 s ou 3 5. Dans l’espace compris entre — 3 © et +3 o on trouve 95,74 % du total ; pour l'écart + 2 on ne trouve que 95,46 ,. On peut donc dire d’une variante quelconque qu’elle a 99,74 % de chances de se trouver à 3 s de la moyenne générale.

Inversement, la moyenne générale se trouve dans ces limites à partir de la moyene calculée dans la variation en question. La répartition des moyennes partielles possibles se fait sur une distance m —

gi: Vn: l'espace pour la moyenne générale est donc de + 3 m ou + 2m suivant la probabilité désirée. Johannsen calcule avec + 3m tandis que Fischer se tient à + 2m et d’autres, qui veulent plus de certitude encore, calculent avec + 4m, voire même + 5m. Pour les recherches biométriques de zootechnie + 3 m est bien suffisant.

La moyenne générale pour l’écartement des kanches de ces limousins âgés de 18 mois est donc comprise entre les limites M—42,7+3 x 2,5, soit entre 35,2 cm. et 50,2 cm.

L’erreur probable moyenne nous servira aussi à vérifier la valeur d’utilisation de cette moyenne en tant que base de mesure. Pour cela elle devra être au minimum le triple de la valeur de son erreur. Si ce n’est pas le cas, la limite inférieure — 3 m se-

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rait négative, ce qui est un non-sens et empêche l’emploi de ce résultat.

Il arrive aussi qu'une autre question se pose : après avoir établi deux séries de variations sur la même espèce, mais soit dans deux contrées différentes soit dans des circonstances différentes, on pourra se demander si ces deux parties appartienent à la même et unique variation générale de l’espèce ; ou bien s’agit-il de deux populations différentes ?

Pour s’en rendre compte le calcul est très simple grâce à cette erreur moyenne : on recherche d’abord la différence entre les moyennes d — M, —M, ruis l'erreur de la différence des deux moyennes qui est donnée par la formule :

m (diff) =4/m,? + mé.

m, et m, représentent les deux erreurs moyennes. Si la différence des moyennes est supérieure à trois fois l’erreur de la différence, tous les individus étudiés appartiennent à une même suite de variations ; mais si d <3 m (diff.) on est en présence de groupements différents.

Cette erreur moyenne constitue donc non seulement une mesure de l'exactitude de nos observations mais encore une mesure de variabilité. Car plus celleci est grande pour une dimension, plus l'écart en dedans duquel se trouve la moyenne générale, est grand ; et, moins une race est fixe dans certaines qualités, moins cette qualité pourra être considérée comme typique. L’hérédité et l’intensité de la transmission d'une donnée considérée comme caractéristique se trouve encore en relation très étroite avec

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