CHAPITRE III
Anatomie Pathologique.
Le lieu d'élection du botryomycome est, sans contredit, le doigt et la face palmaire de la main, mais les observations sont nombreuses qui relatent d’autres sièges de cette tumeur. ?
Sur les 10 observations de Laliève (Thèse Bordeaux, 1904), nous trouvons 6 cas de botryomycose de la paume de la main ou des doigts, et 4 cas siégeant indistinctement dans la région scapulaire, dans la région pariéto-occipitale, sur le vertex, à la face antérieure du thorax.
D'autre part, Anglade cite un cas de botryomycose à la face antérieure du poignet.
Bergeten un cas de botryomycose de la cornée.
Rafin un cas de botryomycose de la mamelle.
Bodin cite l'observation d’un €cas de botryomycose du sillon rétro-auriculaire.
Faber et Ten Siethoff ont vu un cas de botryomycose des paupières.
Thierry un cas de botryomycose de la langue.
Lecène un cas de botryomycose de la voûte palatine.
Thierry publia d'autre part une observation d’un botryomycome de la face dorsale de la main.
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En résumé la fréquence pour 100 est la suivante:
Main et doigts? RTE 80 Tête... RÉ te MR OR Re 13 Pieds Or eR e ee
Autres PARUS Rem mee ue
Ces tumeurs siègent le plus souvent au niveau de la peau, mais on en a rencontré sur des muqueuses dont le revêtement épithélial malpighien ressemble sensiblement à celui de la peau. Au niveau de la muqueuse buccale les lèvres vers leur bord libre constituent le siège presque exclusif des tumeurs botryomycosiques (L. Thévenot et A. Lamartine). =:
Le botryomycome est-il toujours unique ? Telle est la question qu'il est permis de se poser. Nous n'avons trouvé que peu d'observations dans lesquelles on signale plus d’une tumeur de cette nature.
Delore cite le cas d'une femme qui présenta successivement à quelques jours d'intervalle deux botryomycomes bien distincts, l’un à la lèvre inférieure, l’autre à la face palmaire du pouce gauche. |
Kütner a vu un homme qui présentait outre un volumineux botryomycome du gros orteil, trois tumeurs du volume d'un pois à la plante du pied et une cinquième grosse comme un noyau de cerise à la jambe ; ces cinq tumeurs avaient toutes le même aspect pédiculé et la même structure.
Ces observations rares en elles-mêmes ne sont pas faites malgré tout pour nôus étonner, car sachant que ces tumeurs ont pour point de départ des traumatismes légers, il n'est pas étonnant de supposer que ces traumatismes aient pu être multiples et siéger dans des régions toutes différentes chez un même sujet de façon à déterminer simultanément et successivement des tumeurs botryomycosiques.
LAREY IE