‹ Contribution à l'étude de la Bourse Séreuse Préthyroïdienne et de son HygromaChapitre 9 sur 34 · Béclard, Anatomie générale, p. 203. Edition · texte numérisé non relu

Béclard, Anatomie générale, p. 203. Edition

assez abondant qui les humecte. » Cependant, a priori, nous ne croyons pas pouvoir admettre d’une façon absolue l’opinion de Béclard, nous appuyant sur ce fait que cette bourse séreuse nous est toujours apparue avec un degré de fréquence d’autant moins prononcé qu’on la recherchait chez les individus plus jeunes.

Exposons maintenant le résultat de nos recherches personnelles.

Parmi les 40 sujets sur lesquels ont porté nos dissections, il y avait 28 hommes et 12 femmes.

De ces 28 hommes, 24 dépassaient la trentaine et le plus jeune des autres avait 20 ans. :

Des r2 femmes, 9 avaient plus de 40 ans: des trois autres, 2 avaient 25 ans et la troisième 26.

Sur les 28 hommes 16 portaient une bourse séreuse préthyroïdienne. Nous dirons tout de suite qu’elle n’avait pas chez tous le même degré de développement, mais chez les sujets qui ont servi à établir cette proportion, nous l'avons scrupuleusement constatée. Elle n'existait pas chez un jeune homme de 20 ans, et elle était à l’état rudimentaire chez les onze autres individus.

Sur les 12 femmes nous avons trouvé la bourse séreuse quatre fois seulement. L’une d’entre elles avait 26 ans, Les trois autres dépassaient la cinquantaine.

En résumé, sur nos quarante dissections, nous

avons trouvé vingt fois une bourse séreuse préthyroïdienne, c'est-à-dire une fois sur deux.

Elle est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. En effet, nous l'avons trouvée 16 fois sur 28 hommes, c’est-à-dire 1,3/4 fois sur 2 pour les premiers, tandis qu’elle n'existait que dans la proportion de 1 sur 3 pour les secondes.

Nous venons d’établir que la bourse séreuse préthyroïdienne existe, nous allons voir maintenant sous quel aspect elle se présente, et quels sont ses rapports avec les organes qui l'entourent.

Le plus ordinairement placée au devant de l’angle du cartilage thyroïde, elle n'offre pas toujours à l’œil qui plonge dans sa cavité un aspect régulièrement lisse. C’est à juste titre, croyons-nous, que M. Corson (1), après avoir écrit que la face interne de cette séreuse lui était toujours apparue lisse et partement unie, ajoute cette restriction : «Il y a là sans doute une lacune dans nos recherches, car tout porte à penser que, créée par une rupture de brides celluleuses, cette poche doit à une période de son développement se montrer irrégulièreet anfractueuse. » L'on voit, en effet, assez fiéquemment de petites brides celluleuses sillonner la cavité principale et la diviser en plusieurs loges secondaires. Alors même que la séreuse est arrivée à son plus complet développement, qu’il n'existe qu'une cavité unique, l’on peut encore constater sur toute la circonférence de celle-ci,dans les points où elle s’unit aux tissus voi-

sins, quelques tractus fibreux, derniers vestiges de

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