PREUVES CLINIQUES
Depuis longtemps déjà, on a mis en lumière que tout trouble portant sur la calcification des dents entraine certaines malformations coronaires en nombre plus ou moins considérable.
Magitot, dès 1881, avait reconnu l'importance que revêtent les dystrophies de l’émail pour contrôler le développement chronologique des dents. Il relatait à ce sujet l'histoire clinique de 40 patients porteurs de dystrophies qui avaient souffert dans leur enfance de convulsions. Il avait aussi noté que les attaques éclamptiques survenant dans la première année de la vie entraînaient des lésions dystrophiques sur les dents permanentes antérieures et les premières molaires, l’incisive latérale restant seule indemne.
Les prémolaires n'étaient jamais touchées si la maladie avait lieu avant 18 mois.
Calteux a fait des investigations similaires en se référant aux antécédents pathologiques et à la localisation des dystrophies coronaires.
L'examen clinique attentif révèle l'existence fréquente des dystrophies, et fait essentiel, leur répartition variable. On sait que les dystrophies dentaires sont causées par toutes les affections de la première enfance, susceptibles de produire un trouble du métabolisme calcique : le rachitisme, spécialement, souvent plus ou moins en rapport avec