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sont entourés de leurs gaines par conséquent très protégés contre l’infection. Ce sont les quatre muscles droits, les deux obliques, et le releveur de la paupière supérieure. Le droit supérieur et le releveur, très voisins l’un de l’autre, sont généralement lésés ensemble par l’infection. Le petit oblique s’insère en dehors du sac lacrymal tout près du siège de prédilection, les fistules ethmoïdales du groupe laerymal.
Les vaisseaux, qui cheminent dans l’orbite, sont des branches de l’ophtalmique venant du canal optique, elles s’anastomosent avec l’angulaire terminaison
de la faciale.
Les veines sont calquées sur les artères, leurs parois sont minces, elles font facilement des phlébites ascendantes par voie faciale. Deux veines ophtalmiques, la supérieure qui suit le plafond de l’orbite l’in-
férieure, le plancher orbitaire.
Le nerf sensoriel, le nerf optique est très sensible à l’infection. La lésion du nerf optique est fréquente dans les complications infectieuses d’origine naso--sinusienne, soit au niveau de son canal osseux, où il peut subir un étranglement, par l’infection comme le facial dans l’acqueduc de Faloppe, soit dans le trajet au milieu des graisses orbitaires. L’artère centrale de la rétine branche de l’opthalmique, divise le nerf optique dans l'orbite en deux portions : la partie posté-
rieure rétro-bulbaire, dont l’infection ne se produit
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pas habituellement de modifications papillaires, mais des troubles visuels importants et la portion antérieure où l’affection amène de la papillite. En dehors du nerf optique, à la jonction du 1/3 antérieur et des 2/3 postérieurs de la portion intra-orbitaire, se trouve le ganglion opthalmique centre trophique très important par ses branches efférentes les nerfs cillaires, qui vont dans le globe de l’œil.
Les gaines méningées du nerf optique constatées déjà au niveau du canal optique, accompagnent ce nerf jusqu’au globe occulaire en l’entourant comme un manchon, l’inflammation de ces gaines, véritable méningite localisée, peut léser facilement le nerf optique.
Les nerfs sensitifs viennent du tri-jumeau, le lacrymal est en dehors, le frontal chemine le long de la paroi supérieure de l’orbite et se divise en deux branches, l’externe sus-orbitaire, et la branche interne.
Le nerf nasal donne le filet ethmoïdal qui peut être
une cause de réflexe occulaire intense (syndrome du
nerf nasal).
Les nerfs moteurs de l'œil. — Le moteur oculaire commun, le moteur oculaire externe et le pathétique cheminent dans le tissus cellulo-adipeux de l’orbite, moins sensible que le nerf optique et peuvent être facilement comprimés ou enflammés à leur entrée dans
l'orbite au niveau de la fente sphénoïdale.
La fente sphénoïdale. — Cette dernière constitue un détroit osseux en forme de virgule, dont la partie étroite est ohturée par une lame fibreuse de la duremère; dans ce défilé passe la veine ophtalmique divisée ou non, les trois nerfs moteurs du globe oculaire. IIT°, IV° et VI° paires, les trois rameaux de terminaison de l’ophtalmiaue, les nerfs nasal, fronta! et lacrymal, le nerf sympathique suivent la chaîne cervicale où le plexus artériel carotidien et entourent l’artère ophtalmique et ses branches; d’autres rameaux traversent la fente sphénoïdale après leur union à la branche opthalmique de Willis ou forment la racine sympathique du ganglion ophtalmique provenant du
plexus caverneux.
L’œil est séparé de l’orbite par l’espace de Tenon. formation séreuse comprenant un feuillet viscéral oculaire et un feuillet pariétal postérieur. Elle protège l’œil et elle peut se laisser traverser au cours du phlegmon de l’orbite. Dans les paupières supérieure et inférieure l’abondance du tissus cellulaire sous-cutané explique les œdèmes faciles et fréquents surtout dans les sinusites péri-orbitaires, les hématomes et l’emphysème dans les traumatismes, les veines des paupières vont à l’ophtalmique, d’où possibilité de phlébites ophtalmo-caverneuses.
Au niveau de la conjonctive peuvent se voir des
fistules muqueuses d’origine sinusienne venant du
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frontal, de l’ethmoïde, exceptionnellement du sinus maxillaire.
Souvent la conjonctive est enflammée, œdématiée par ces mêmes affections sinusiennes et même simplement par une infection nasale propagée de bas en haut dans les voies lacrymales. Les canaux lacrymaux constituent en effet une voie d'infection ascendante naso-
oculaire fréquente.