‹ Contribution à l'étude de la cémentiteChapitre 12 sur 15 · PT LE NAT L'AE · texte numérisé non relu

PT LE NAT L'AE

Photo 15. — Acier doux cémenté dans un cément à teneur variable en NaCN G — 200. Attaque picrique.

Photo 16. — Même échantillon. Même emplacement, G Z 200. Attaque picrate de sodium.

Photo 17, — Fil de clavecin carburisé dans CH 15 heures à 950, G = 200. Sans attaque.

Photo 18. — Mème échantillon, G = 200. Attaque acide picrique.

Photo 19. — Même échantillon. G = 200. Attaque picrate alcalin.

Photo 20. — Globule de fonte. G — 200. Sans attaque.

Photo 22.

Photo 23. — Acier extra-doux. Traité 100 heures à 820. G = 300. Attaque acide picrique.

Photo 24. — Mème échantillon, Même emplacement. G — 300. Attaque picrate de sodium.

considérée comme valable que lorsque le fil présentait à sa surface extérieure des traces nettes de cémentite, ainsi que le montre les micrographies ci-après (photos 23 et 24).

Les temps nécessaires pour atteindre l’équilibre, sont foncton de la température. A titre d'exemple, voici les compositions des phases gazeuses en fonction du temps pour deux expériences conduites à des températures différentes :

CO? 0/0 CO? 0/0 o b. 0 o h. 0 sine I S5AN, 4,8 0 — 9200 6 h 2,0 ü — 7900 80 h. 6 9 b. 237 100 h. 6,5 39h: 2, 118 h. 6,8

Dans ce dernier cas, 0 — 790, l'équilibre n’était vraisemblablement pas atteint au bout de 120 heures et la vitesse de réaction devenait beaucoup trop faible pour espérer atteindre cet équilibre avec certitude. D'ailleurs, en opérant en sens inverse, c'est-à-dire par décarburation, après 100 heures, la teneur en CO?, partie de 15 o/o était encore de 12 0/0 environ.

Ce contrôle de l’équilibre en sens inverse, indispensable si l’on veut être sûr d'éliminer l'influence des résistances passives, a été réalisé, pour la plupart des mesures effectuées soit au cours d’une expérience en remontant la température après établissement d’un équilibre, soit au cours d'expériences spéciales, en partant, comme échantillon métallique, d’un échantillon préparé précédemment, et, comme phase gazeuse, d’un mélange légèrement plus riche en gaz carbonique que celui qui avait été déterminé précédemment.

C’est ce contrôle qui m'a permis de considérer comme impossible à atteindre les équilibres correspondant à des températures inférieures à 800!, certaines mesures portant sur près de 5oo heures montrant que l'équilibre n’était pas encore atteint.

56 PIERRE PINGAULT Au-dessus de 8oo°, les résultats obtenus sont résumés dans le tableau et dans la courbe ci-après (fig

Sur ce tableau ne figurent que les chiffres correspondant à l'équilibre fer-cémentite. J'ai éliminé tous les chiffres pour

Températures 1.000° = = | à Le) co] Lu 900° De à &\ @ D Ca 800° 2) 0 2 4 6

Teneur en 8 10% gaz carbonique.

Fig'uo:

lesquels, par contrôle micrographique, la cémentite n’était pas réellement présente, soit que la teneur en carbone du métal ait été insuffisante, soit que, par suite d’un trop long

chauffage, la cémentite se soit décomposée en fer et graphite,

et qu'ainsi l’équilibre ait été un équilibre dû à la présence du grephite libre.

Citons, par exemple, les expériences menées par décarbu-

e , Volume ï Pour- Tempé-| Durée à après [Volume Æ AE rature |'a’action | 2 82Z | action | de co? | Centage | Observation humide de KOH de CO?

24 h. 53,8 53 0,8 1,9 1.0000 ? 48 h. 46,6 45,8 0,8 1,7 72h: k7,3 46,6 0,7 1,9 | 6 h. k2,7 41,6 DAT 2,6 quo) 9 h. 32,8 31,9 0,9 2,7 Expériences 35h. hx,4 ho,h 1 2,4 réalisées LE D RÉ A EN EC PE ee] OST AP ÉCPAEL par carburisation #10 h h4,x 42,2 ,9 4,3 890°) ,3h 35,8 | 34, D h,2 8200 |100 h 39,9 36,9 3,0 TE 1.000 | 23 h 44,3 43,6 0,7 1,0 Or e le 43,6 as dl oge| 418,7 990; s 24 h 45,8 44 0,9 2, Een ee lee ll Hxpémences réalisées 920° 7h 44,4 43,2 ne GA nes RD | RE een | © |'décarburation 48 h h1,7 39,9 1,8 h,3 890° ) 66 h 35,8 | 34,2 1,6 4,5 830° | 50 h kx,7 38,8 2,9 7,0

ration à 990°, pour lesquelles la teneur de 2,1 0/0 déjà atteinte après 7 heures s’est maintenue constante jusqu’à 30 heures moment auquel de la cémentite était nettement visible, tandis que dans une autre série, la teneur s’est abaissée à r et

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1,2 0/0 au bout de 100 heures, aucune cémentite n'étant plus visible et le fil étant recouvert d’une très légère couche de carbone. Cette teneur de 1 o/o environ à g5o° coïncide d’ailleurs très sensiblement avec la courbe de décomposition de l'oxyde de carbone de Lewis et Randall.

Cette dernière courbe montre en outre que les deux équilibres :

2C0 > CO? + C (x) ele 2C0 + 3Fe Z CO? + Fe?C (2)

sont représentés par des courbes très voisines, mais qu'il semble bien, contrairement aux résultats obtenus par Schenck, par Becker et par Bramley et Lord, que la courbe de l’équation (2) soit légèrement décalée par rapport à la courbe de l'équation (1) du côté des teneurs croissantes en gaz carbonique, tout au moins pour les températures supérieures à 820°.

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