PRÉPARATION DE LA CÉMENTITE
Ainsi que nous l’avons vu dans les pages précédentes, les divers procédés mis antérieurement en œuvre pour préparer la cémentite relèvent soit de la séparation de la cémentite de la fonte blanche, soit de la synthèse directe : carburation (ou mieux carburisation (*) pour la distinguer de la cémentation) du fer.
C’est à ce deuxième procédé que je me suis adressé. Le premier présente, en effet, un certain nombre d'inconvénients.
Tout d’abord, on n'obtient ainsi, au prix d'assez grosses difficultés (élimination du carbone, des carbures d'hydrogène, etc...) que de la cémentite en poudre fine, et, comme telle, très facilement altérable au cours de la préparation. La grosseur des grains obtenus est, en effet, au maximum celle des grains de cémentite présents dans la fonte blanche, grains qui, s’ils sont assez gros dans le cas de la cémentite de première consolidation, deviennent beaucoup plus petits dans le cas de la cémentite eutectique et surtout eutectoïde.
De plus, la fonte de départ n’est pas pure, et contient le plus souvent des éléments divers qui peuvent se retrouver dans la cémentite.
Au contraire, en opérant par carburisation du fer, la cémentite peut être obtenue en éléments de grosseur presque illimitée, et dont la pureté ne dépend que de celle du fer de départ.
CS PL A me a ND RS RE ee
(!) Crarry, G. R,, 485 (1927), 990.
Parmi les différents céments possibles, j'ai écarté, dès le début, les céments solides courants : charbon de bois, etc, dont la séparation d’avec la cémentite s’avérait trop difficile, et je ne me suis adressé qu’à des céments gazeux ou solubles dans l’eau et comme tels faciles à éliminer.
Je considérai successivement la cémentation :
1° Par les cyanures alcalins fondus ;
2° Par le méthane ;
3° Par le gaz d'éclairage ;
49 Par l’oxyde de carbone.