Comte d'Hulst, communication orale
sur une coupure récente des amas de décombres, j'ai recueilli des échantillons ayant une composition différente de celle qui vient d'être décrite. Ce sont des terres grossières, faiblement colorées en rouge et recouvertes d'une mince couche d'émail jaune pâle. Je n'ai aucune idée de leur provenance, ni de l'époque à laquelle on peut les rapporter. Je ne les crois pas très anciennes, car leur gisement est assez près de la surface du Kom. Dans toute la partie moyenne de la colline on trouve quelques fragments de verrerie et de terres cuites, mais surtout des débris de maçonnerie, ce qui s'explique par le fait que ces amas proviennent des déblais nécessités par la construction duKhan-Khalil.1 La partie la plus profonde de la colline, près du sol vierge, m'est inconnue. Au sommet, dans les deux mètres qui avoisinent la surface, on trouve des fragments de terres cuites rouges vernissées en couleur unie, comme celles de l'îlot n° 8 et aussi du n° 10 dont il va être question. Tout à fait à la surface on rencontre des faïences européennes ou de la porcelaine chinoise de la fin du siècle dernier. Quelques mètres plus loin, la colline se termine en pente assez douce. C'est en ce point que passe le chemin qui conduit de la ville à la nécropole. Il se trouve au fond d'une tranchée qui longe à mi-côte la colline et mesure de dix à vingt-cinq mètres de large, suivant les points, jusqu'au premier contrefort du troisième îlot (n° 10). Celui-ci est limité à l'est et au sud-est par le cimetière el-Afifi. A l'ouest il suit de très près la muraille et passe devant Bab-el-Mahrouq (la porte brûlée) et Bab-el-Hadid (la porte de fer), qui porte aussi le nom de Bab-el-Gruedid (la porte neuve), pour se terminer un peu au nordest de Bab-el-Ouezir. — Ce troisième îlot du nord-est m'a fourni, en plusieurs points, des renseignements très précieux. Il m'a permis, dans une certaine mesure, de fixer des dates. — Sa partie nord-