‹ Contribution à l'étude de la céramique orientaleChapitre 21 sur 72 · N° 1666, trouvée à Fostât · texte numérisé non relu

N° 1666, trouvée à Fostât

2. Il faudrait citer presque en entier la notice de M. Ch. Schefer sur les relations des Musulmans avec les Chinois depuis l'extension de l'Islamisme jusqu'au xv° siècle : La Perse, avant l'Islamisme, avait eu des rapports avec la Chine. Many s'enfuyant du pays dominé par les Sassanides s'était retiré en Chine, il en rapporta un album de peintures, etc. (p. 2). En 14 — 635, Bassorah était le port qui recevait les bateaux venant de Chine (p. 2), etc.

ration. Les premiers, ils ont écrit sur l'eau-de-vie, le thé, la porcelaine, etc.1

A la même époque, le marchand arabe Soliman admirait : «les beaux vases d'argile aussi transparents que des bouteilles et qui laissent voir, au travers, l'eau qu'ils contiennent». Sa remarque est identique à celle que fit, deux cents ans plus tard, Nassiri Khosrau dans son voyage à Misr. La porcelaine de Chine semble donc bien être le prototype que l'on a voulu copier en Egypte. Le manque de matériaux convenables a entraîné les artistes à reprendre, pour leurs essais, les anciennes frittes alcalines, et leurs recherches, couronnées d'un plein succès, ont eu pour résultat un retour à la fabrication des pâtes tendres siliceuses, perfectionnées jusqu'à devenir translucides, comme les modèles de porcelaine qu'elles voulaient imiter. Les plus anciens spécimens en gardent la blancheur laiteuse. La forme peut avoir été également empruntée à la Chine, dont la céramique ne m'est pas assez familière pour que j'ose me prononcer sur ce point. Je noterai toutefois que les amateurs de céramique de l'Extrême-Orient sont frappés des ressemblances qui existent entre ces faïences arabes, et les produits les plus anciens de la Chine et surtout de la Corée.

«La décoration arabe a été très sobre dans ses débuts, elle s'est compliquée en s'éloignant de son origine.»2 Cette remarque s'applique parfaitement aux objets d'art qui sont étudiés ici et c'est cette simplicité, jointe à la pureté de leurs lignes, qui me les fait considérer comme appartenant à la belle période de la céramique de Misr, visée par Nassiri Khosrau. De Fostât, les procédés passèrent en Perse,3 où bientôt la fabrication ne fut plus aussi

1. Toutes ces dates sont empruntées à la chronologie universelle de Ch. Doeyss.

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