‹ Contribution à l'étude de la céramique orientaleChapitre 22 sur 72 · Jac^uemaht, Les merveille» de la céramique, p · texte numérisé non relu

Jac^uemaht, Les merveille» de la céramique, p

3. Yakout, Anatolien, géographe qui vécut de 1178 à 1229, signale la fabrique de Kaschan dont les produits appelés Kischani ont, jusqu'à présent, laissé leur nom

parfaite, car, dans les meilleurs spécimens connus, l'émail a coulé au centre de la pièce et forme un ombilic vitreux en relief, le dessous du bol est rugueux et l'aspect du bord du pied indique la séparation violente qui a dû s'opérer après la cuisson, pour arracber le vase de son support.1 Aucune de ces imperfections ne se trouve sur les modèles anciens, venus de Syrie et du Vieux-Caire, que je possède. — La fabrication des faïences siliceuses n'est constatée en Syrie qu'aux XIVe et XVe siècles, par des inventaires royaux en France (celui de Charles V, 1380).2 Je n'en ai pas trouvé d'autre mention dans les auteurs. Nous devons donc la croire postérieure à celle de l'Egypte.3 En Perse elle aurait cessé lorsque la porcelaine fut connue.4 Pour moi j'estime qu'elle n'aurait jamais été remise en honneur si, les premiers qui l'ont fabriquée, avaient eu sous la main les éléments nécessaires pour faire de la porcelaine but de leurs recherches, et la Perse fournit du Kaolin qui est inconnu en Egypte. On ne doit pas oublier d'ailleurs que, du VIIe au XVe siècle, il n'y a pas eu d'art persan à proprement parler, mais un art arabe plus ou moins modifié par les traditions du milieu persan, dans lesquelles il faut ranger l'art des Sassanides (Casanova). Pour que l'étonnement de Nassiri Khosrau, devant la faïence de Misr, soit explicable, il faut admettre que cet observateur sagace n'ait rien vu de semblable en Perse, ce qui ne peut faire

à la faïence dans les bazars orientaux. Ce Yakotit Chebab-ed-Din (tison de la religion) fut, dans son enfance, captif à Bagdad (Bouillet, Dict. d'hist. et de géogr.). C'est donc vers la fin du xne siècle qu'il put, sans doute, faire ses observations en Perse, 125 ans environ après le passage de Nassiri Khosrau au Caire et en Syrie. — 11 faut encore citer le moine Théophile dont on fait remonter les ouvrages au xi" siècle, et qui décrit très exactement la fabrication de la faïence chez les Grecs (?).

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