Op. cit
Je me résigne d'avance aux critiques que pourront me valoir quelques-unes des idées que j'esquisse, et qui s'éloignent de celles qui sont le plus généralement admises. Je ne désespère pas de voir, par la suite, ces impressions passer du domaine de l'hypothèse dans celui de la réalité, grâce aux découvertes amenées par des fouilles nouvelles.
Il m'est difficile de donner ici la liste de toutes les personnes auprès desquelles j'ai trouvé des encouragements et des conseils. Je préfère, dans l'intérêt même de l'exactitude, signaler dans les notes la part qui revient à chacun. Je dois cependant remercier, d'une façon toute spéciale, mon ami M. P. Casanova, qui a bien voulu me permettre de profiter de sa profonde connaissance de l'art et de l'épigraphie arabes.
Pour permettre au lecteur de se faire une idée de l'étendue des ruines et des décombres, dans lesquelles j'ai plus particulièrement puisé, j'ai rapidement tracé, dans le premier chapitre, la topographie de la région et j'ai noté, sur la carte (planche xvi), quelquesuns des points les plus importants.
Les échantillons de céramique que j'ai pu trouver présentent des variétés innombrables dont la liste, sans cesse enrichie, paraît bien loin d'être close. Il est matériellement impossible d'en donner une classification complète. Faute de mieux, je les répartirai provisoirement de la façon suivante, en me basant sur les caractères extérieurs :
A. Faïences siliceuses à couverte vitreuse, blanches ou décorées en couleur, avec ou sans signature.
Toute la première partie du chapitre est consacrée à des recherches sur les origines de ce mode de fabrication.
Dans la deuxième partie, je passe en revue les produits des diverses fabriques de poteries siliceuses signées.
La troisième partie comprend quelques renseignements sur la
composition des pâtes et des émaux, et sur les procédés de fabrication.
B. Faïences à reflet métallique, comprenant les pâtes blanches siliceuses et les terres colorées, avec ou sans signature.
C. Différentes imitations de craquelé et de céladon chinois, sur pâtes blanches ou colorées.
D. Poteries vernissées sur engobe.
Je donne enfin la liste des musées, et des collections particulières, dans lesquels on trouve des documents analogues à ceux qui m'ont servi pour cette étude. Le plus souvent que je l'ai pu, j'ai fait reproduire les pièces qui m'ont paru particulièrement dignes d'intérêt. — Je dois exprimer ici tous mes remerciements à M. GiNO Ricoedi, qui a bien voulu mettre à mon service son très remarquable talent d'aquarelliste, à M. Pieebe Salib qui a reproduit toutes les marques avec la plus scrupuleuse exactitude, enfin à M. GriLLOT, pour la très artistique exécution des planches de ce mémoire.