CHAPITRE III
Faïences à reflet métallique.
Les documents qui pourront, un jour ou l'autre, quand on se décidera à faire des fouilles méthodiques, servir à éclaircir les nombreux points restés obscurs dans l'histoire de la céramique orientale à reflets métalliques, semblent avoir été, comme à plaisir, enfouis dans les collines de décombres de l'Egypte. — On peut dire, sans être taxé d'exagération, que toutes les fabrications y sont plus ou moins représentées. La juxtaposition de fragments aussi divers venus d'Espagne, d'Italie, de Perse et d'Asie mineure, etc., a mis entre mes mains une véritable collection d'étude, pour la comparer aux produits de la fabrication indigène, sans me permettre toutefois d'éclaircir les problèmes que la question comporte. — Grâce au passage déjà cité, de Nassiri-Khosrau,1 on a pu constater l'existence de la faïence à reflet métallique au Caire vers le milieu du XIe siècle, sous les sultans fatimides. Rien dans mes recherches, jusqu'à ce jour, ne m'a permis de dire, d'une façon certaine, en quel lieu l'industrie a pris naissance, l'opinion du célèbre voyageur nous permettant, toutefois, de mettre la Perse