‹ Contribution à l'étude de la céramique orientaleChapitre 41 sur 72 · Voy. Historique des faïences siliceuses, p · texte numérisé non relu

Voy. Historique des faïences siliceuses, p

et la Syrie hors de cause.1 Ce qui ne veut pas dire que l'art persan n'ait pas, directement ou indirectement, contribué à fournir à ces faïences des éléments décoratifs.

Ce que je puis dès maintenant affirmer, avec pièces à l'appui, c'est que, dès les premiers temps, il y eut deux écoles qui employèrent des procédés très différents de fabrication.

D'un côté j'ai trouvé une pâte siliceuse, blanche, fine et bien travaillée, avec une glaçure transparente qui s'est souvent irisée par l'action du temps, de l'autre une pâte également siliceuse et blanche, mais recouverte d'un émail stannique. Plus tai*d, on vit apparaître des terres colorées. Celles que j'ai trouvées au Caire pourraient bien être toutes d'importation étrangère.

Les pâtes siliceuses à couverte vitreuse que j'ai pu recueillir, viennent soit de Syrie, soit de Fostât. Les autres, à émail stannique, ont été trouvées à Fostât et à Achmounein. La Syrie ne m'en a pas fourni, ce qui ne veut pas dire qu'on ne les rencontrera pas dans ce pays. Presque toutes mes recherches ont été faites, pour cette région, par l'entremise de tierces personnes et sont sûrement très incomplètes.

La faïence siliceuse à reflet métallique et à couverte vitreuse est, au moins dans les échantillons qui la représentent ici, la plus gracieuse de forme, la plus artistique comme dessin. Les deux pièces principales,2 venues de Syrie avec la trouvaille dont j'ai longuement parlé dans l'un des chapitres précédents,3 sont : 1° un bol très évasé dont l'émail s'est fortement irisé par l'action du temps. Au niveau de l'ombilic on aperçoit un mot arabe, en grande partie

1. Nassiri-Khosrau avait visité la Syrie avant de venir en Egypte et, à propos de Damas où il séjourna, rien dans son livre ne peut faire supposer qu'il y ait vu des pièces céramiques dignes de fixer son attention.

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