Historique, p
effacé et illisible. A la partie supérieure de la face interne une inscription circulaire, haute de 0'025, est formée d'un même mot répété treize fois. C'est le nom d'Allah, coupé en deux syllabes séparées par un ornement assez compliqué, qui rendait la lecture très difficile.1
2° Un petit plat, auquel il ne manque qu'un minime fragment du marli. Celui-ci est orné de demi -circonférences d'un jaune bruni, à reflet, et de deux cercles concentriques qui entourent le fond décoré d'un lièvre, à longues oreilles, courant vers la droite, la tête tournée vers la gauche; les parties blanches sont remplies par des rinceaux de feuillages, d'un très bon style. Ces deux pièces peuvent être classées, je crois, parmi les meilleurs échantillons céramiques de l'époque des Fa timides.
La troisième pièce, trouvée au Caire, est malheureusement incomplète.2 La pâte et la couverte sont identiques à celles des pièces décrites. Le fond est occupé par un oiseau tourné à gauche, entouré de rinceaux. Le dessin est absolument fatimide. De quatre points de la circonférence, disposés en croix, descendait une ligne bleue comme celles que j'ai signalées dans l'historique des faïences siliceuses trouvées à Akhmîm.3 — Il n'y a aucun doute que ces pièces soient arabes et qu'elles doivent être attribuées à la meilleure époque de la fabrication. Elles sont contemporaines de la faïence décrite par Nassiri-Khosrau, translucides comme elle.
La variété recouverte d'un émail stannique, véritable faïence, paraît avoir été plus répandue à Fostât, et M. W. de Bock, conservateur en chef du Musée de l'Ermitage, a bien voulu formuler, sur ce point, son opinion que je suis heureux de pouvoir reproduire ici : «J'ai, me dit-il, acheté l'hiver dernier chez divers marchands
1. Je dois cette lecture à l'obligeance de mon savant ami P. Casanova.