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du Caire une soixantaine de fragments très variés par leur ornementation, leur couleur et leur qualité . . . Tous ces exemplaires sont couverts d'émail blanc stannifère et par conséquent rentrent dans la catégorie des faïences hispano- arabes et des majoliques (Gubbio, Deruta, Cesaro, etc.). La série que j'ai a été rassemblée au hasard, je prenais tout ce que je trouvais en fait de poterie à reflet; on peut par conséquent supposer que ma série contient des fragments de différentes époques et de différents ateliers. La qualité est souvent très bonne, comme pâte, comme émail et comme couleur, mais ordinairement on remarque des défauts qui auraient pu faire croire à des pièces de rebut. » l
J'ai, pendant onze années consécutives, recueilli tous les fragments de céramique, sans restreindre ma sélection à une catégorie de faïences, comme l'a fait M. de Bock, et j'ai pu, au milieu de spécimens à reflets de toutes les provenances, constituer une série de pièces à couverte stannique, dont on doit faire remonter la fabrication à l'époque des Fatimides, sinon avant. Parmi les derniers venus de ces échantillons, il en est un qui mérite une mention spéciale et une description détaillée. C'est un fond de plat dont tout le marli manque.2 La pâte siliceuse, à gros grain d'un blanc grisâtre, est recouverte d'un émail stannique blanc bleuté. Le fond est occupé par un lièvre passant, entouré de bouquets de forme étrange, de points, de dessins dans lesquels des blancs ont été produits par enlevage. Ainsi décorée, la pièce diffère de tout ce que j'ai rencontré jusqu'à ce jour et, à ce titre, méritait déjà de fixer l'attention. Avec les documents fournis par la face extérieure elle prend une importance capitale. On y lit en effet : .... aamal fi-masr san .... ,3 ... a fait au Caire an [née] ... Le