N°3116, fig. 3, pi. xm
bronzé. Il est difficile de lui assigner une place exacte dans la classification. Il mérite pourtant d'être noté comme voisin des produits de l'industrie d'époque fatimide.
D'autres pièces, un peu plus grossières, portent en jaune, sur fond blanc, des dessins d'animaux : lièvre,1 oiseau2 tenant le plus souvent une feuille lancéolée. Bien qu'il existe une identité presque complète dans les caractères du dessin, la série n'est cependant pas homogène. Deux des pièces citées sont en pâte blanche très fine, recouverte sur les deux faces d'un émail stannique épais, d'un beau blanc crémeux, la troisième,3 bien qu'elle reproduise la décoration de la seconde, est en terre rouge assez grossière et médiocrement travaillée. Au fond se trouve une signature (fig. 79, pi. ni). C'est la seule que j'aie pu relever dans la série des faïences à reflet, à couverte blanche stannique. J'en donne ici la description : C'est un fond de plat de 0*14 de diamètre. Tout le centre est occupé par un oiseau courant vers la gauche, les blancs sont remplis par des feuillages, l'un d'eux passe à côté du bec qui se perd dans la bordure, l'artiste ayant mal pris ses mesures. Dans la pièce (n° 3160), qui est évidemment l'original, le même oiseau, bien dessiné, tient dans son bec un feuillage de même forme.
M. H. Wallis, dans son travail,4 a reproduit celle des deux pièces qui porte la signature et il a accompagné son dessin de quelques commentaires que je crois d'autant plus utile de reproduire ici que leur auteur possède en la matière une compétence toute spéciale, que le catalogue de la collection Godeman, tiré à un petit nombre d'exemplaires, n'a jamais été mis dans le commerce et qu'il est difficile de le trouver : « Ces faïences rappellent les