Voy. Historique p
Quelle qu'ait été son origine, la fabrication de la faïence à reflet métallique passa, comme on le sait, d'Egypte en Espagne où elle s'individualisa, prit une tournure nouvelle et très particulière.
Les produits de ce nouveau centre de fabrication, fort estimés, ne tardèrent pas à se répandre un peu partout dans le bassin de la Méditerranée. Nous les retrouvons en Egypte, d'abord représentés pas de rares spécimens, puis importés en masse quand la ruine de Fostât eut amené la disparition de la fabrication indigène.
Ce côté de la question se dessine nettement et paraît ressortir de l'observation des faits et de l'examen des pièces. Mais tandis que l'industrie émigrait en Espagne, elle passait également en Perse et en Syrie. En Perse, son épanouissement fut non moins grand que dans la péninsule ibérique. Ce qu'elle devint dans la céramique architecturale, où elle joua un rôle important, est en somme assez facile à saisir, car l'Egypte resta complètement en dehors de ce mouvement. Il n'en est pas de même en ce qui touche à la poterie destinée aux usages de la table et, si la Perse commença par demander leurs secrets aux potiers de Misr, les rapports politiques entre la vallée du Nil et celle de l'Euphrate furent trop étroits du VIIIe au XIIIe siècle, tant que dura la domination des Califes Abbassides (750 — 1258) pour que l'industrie d'un des pays n'ait pas forcément réagi sur celle de l'autre. Il est très difficile, dans ces conditions, d'attribuer à chacune d'elles ce qui lui revient. Pour se rapprocher de la vérité il faudra, longtemps encore, faire de minutieuses recherches dans tous les points où l'on pourra soupçonner la présence de vestiges des fabriques disparues. '
Cette idée que la fabrication transportée dans un autre pays put y prospérer, puis revenir à son lieu d'origine d'où elle avait