‹ Contribution à l'étude de la céramique orientaleChapitre 51 sur 72 · Voir appendice · texte numérisé non relu

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MÉMOIEES, T. IV. 14

disparu, n'est pas basée sur une simple hypothèse. Un fait de ce genre est très nettement mis en relief par l'examen d'un petit fragment de bol en faïence siliceuse à reflet.1 La pâte est blanche, recouverte sur ses deux faces d'une couche d'émail d'un bleu légèrement cendré. La face intérieure est semée d'ornements bronzés dans lesquels, par place, des dessins vermiculés ont été faits par enlevage. Le style est excellent. Au revers, à O035 de la bande circulaire à reflet métallique qui borde la pièce, on trouve les restes d'une inscription très nette, parfaitement lisible et facile à compléter dans ses grandes lignes que je rétablis ici dans la mesure du possible :2 [Aamal .... ib]n Hossein el-Chaamy bi

Masr. — [Fait par fi]ls de Hossein, le Syrien au Caire. La

forme des lettres, la disposition des points diacritiques, permet de rapporter le texte au XVe siècle et, plus exactement, entre l'époque de Barkouk, 1405, et celle de Kaït-bey, 1467.8 Nous savions que la Syrie devait cette industrie à l'Egypte; non seulement ce texte nous apprend qu'elle la lui rendit, mais encore il nous fixe, à un demi siècle près, sur la date de cette migration.

1. N° 3179. Largeur 0-095, hauteur 0-087. Ce petit fragment vient de Bab el- Ouézir où j'ai trouvé, moi-même, des débris de pièces de même nature.

2. Les parties de l'inscription, mises entre crochets, sont celles qui manquent.

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