N° 3256. Haut. 015, diam. supérieur
5. Solon, op. cit., dit : «... La couleur rouge de la base distingue les modèles anciens des imitations postérieures dans lesquelles la couleur est obtenue par un émail stannique.» J'ai pu constater que les potiers arabes poussaient le 'truquage» jusqu'à ajouter de l'oxyde de fer.
en relief,1 grossièrement apposés, qui me semblent marquer la limite la plus moderne de la fabrication sur pâte blanche. L'émail est assez bon et rappelle encore à l'œil le céladon.
Un fragment de potiche plus allongée nous montre une anse annulaire formée d'un rameau épineux2 dans lequel on reconnaît, à première vue, la couronne du Christ. La surface du vase est semée de petites pastilles en relief, dans l'aire desquelles sont gravés quatre petits ronds, disposés de façon à former une croix de Malte. Ici l'influence chrétienne est manifeste.
Un fragment de treillis en losange, pastillé,3 date de la même époque.
Pour toutes ces contrefaçons plus ou moins heureuses du céladon, (aussi bien que pour les craquelés précédemment décrits), l'émail a toujours été posé sur la pâte crue.
Si l'on considère les diverses conditions du gisement de ces débris, il faut rapporter leur fabrication aux xme, xive siècles et probablement même au commencement du xv°.
Dans cette esquisse rapide je ne puis décrire toutes les fantaisies subies par la fabrication; je dois pourtant indiquer quelques-unes des formes les plus usitées : à côté des potiches, des vases et des gobelets pour boire, on trouve une quantité de petits ustensiles tels que buires à anses et à bec, de quelques centimètres de hauteur/ encriers, lampes ouvertes sans anse.5 Leur bel émail d'un gris verdâtre est coupé de larges craquelures.
Plus tard la fabrication n'a pas cessé dans la même région, mais elle a subi des modifications profondes. Au premier coup