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Rouen, Sèvres, le Louvre, Lyon, le Musée Arabe du Caire

3. Rogers Pacha, ,Le blason des Princes Musulmans de l'Egypte et de la Syrie1, Bulletin de l'Institut Égyptien, 1880.

Le British Muséum,1 le Musée de Berlin, celui de Stockholm et un assez grand nombre de collections particulières en possèdent. Fostât, Bab el-Ouézir, Akhmîm, Dronca; des ruines situées au bord du Nil, à six ou sept kilomètres au Sud de Hélouan-les-bains, sont à peu près les seules localités qui ont contribué à nous fournir des renseignements, jusqu'à ce jour, et je n'ai pas eu connaissance que des échantillons, exactement du même style, aient été trouvés en dehors de l'Egypte.

Les autres variétés de poteries vernissées sur engobe sont cependant très répandues dans tout l'Orient; on les trouve surtout (et peut-être uniquement) dans les ruines postérieures à l'ère chrétienne.

Chose curieuse la terre cuite, qui dès l'époque quaternaire a été employée par l'homme pour la confection de ses ustensiles de cuisine, ne paraît avoir été couverte d'un véritable vernis, faisant corps avec elle par la cuisson, que bien longtemps après l'apparition des pâtes siliceuses à glaçure vitreuse. Les premiers essais connus de terre émaillée, portèrent sur les briques employées à la décoration des monuments.

On connaît, depuis un certain nombre d'années déjà «les briques de Babylone, en terre d'un blanc jaunâtre et tournant au rose, enduite d'une glaçure composée de silicate alcalin d'alumine, sans traces de plomb ni d'étain»,2 ce qui les différencie d'une façon absolue de la variété de céramique dont je poursuis en ce moment l'étude.

Babylone fut détruite par Darius en 522 avant J.-C. Bien avant cette époque des essais auraient été tentés en Egypte. Le Musée de Berlin posséderait des fragments authentiques du re-

1. L'ouvrage de Waujs, appendice au Catal. de la collection Godemann, pi. ix, donne la reproduction des armoiries qui font partie de la collection du British Muséum.

2. A. Jacquemabt, Les merveilles de la céramique, p. 192. Paris 1866. MÉMOIKE8, T. iv. 16

vêtement en terre émaillée de la pyramide à degrés de Saqqarah.1 La composition de leur émail m'est inconnue. Sans remonter aussi loin, parmi les objets trouvés dans les tombeaux royaux de la xvmc dynastie, découverts par M. V. Loret, le printemps dernier, j'ai pu voir, à côté de statuettes funéraires en terre cuite sans émail, d'autres statuettes de même composition, partiellement vernissées et incrustées d'émaux.

Outre que dans tous ces cas la composition de la couverte paraît différer, il ne s'agit pas de poteries proprement dites et il semble qu'il faille arriver jusqu'à l'époque byzantine, pour trouver des ustensiles de ménage, vernissés sur engobe, avec une couverte plombique.2

La plus importante série, étrangère à l'Egypte, qu'il m'ait été donné d'observer, est celle qui provient des fouilles faites à Epbèse par M.Wood. Grâce à l'extrême bienveillance de M. Read,3 conservateur du Britisb Muséum, j'ai pu l'étudier en détail. M. H. Wallis en a donné une excellente description4 et des dessins irréprochables.5 Sans pouvoir lui attribuer une date certaine, faute de preuves, cet auteur la considère, en se basant sur le style de l'ornementation et sur le lieu où la trouvaille a été faite, comme la plus ancienne production céramique de l'art byzantin.0

1. Communication orale de M. E. Bbugsch bey, conservateur du Musée de Ghizeh.

2. Bien que l'étain et le plomb paraissent avoir été connus à une époque antérieure, c'est surtout sous la domination romaine que l'on voit se généraliser l'emploi du second de ces métaux (conduites d'eau, sceaux, remplissage de statues, plombs de fronde, etc., etc.). Il n'est pas surprenant qu'à cette période son usage ait pu s'étendre jusqu'à l'industrie de la céramique. (Voir l'appendice.)

3. Je tiens à adresser tous mes remerciements à M. Read pour l'accueil qu'il a bien voulu me faire, en cette circonstance (juill. 1894).

4. M. H. Wallis, Perrian ceramic art, The Godemann collection, appendice, Loudon, 1891.

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