M. Clermont-Ganiœac, Revue archéoi, mars-avril
3. N° 3170. Voici ses dimensions : haut. 0-10, larg. 006 (pi. nv, fig. 7).
En supposant même, ce qui reste à éclair cir, que le petit bol à^Abi Nasr et le griffon trouvé à Ghirgheh soient de fabrication étrangère, les lampes émaillées1 sont très certainement de Fostât et restent les témoins de l'existence de la première école égyptienne de poterie vernissée sur engobe.
Les échantillons qui sont arrivés jusqu'à nous, se font remarquer par leur petite taille et par leur rareté. On doit faire remonter leur apparition tout-à-fait aux premiers temps de la conquête. Il est probable que, grâce à la tranquillité relative dont l'Egypte put jouir sous l'administration d'Amrou, ce qui restait des arts anciens fut conservé, et tendit à se développer d'une façon croissante pendant la domination des Ommyades, des Abbassides et des Toulonides, mais l'histoire en est encore à l'heure actuelle absolument inconnue. Elle ne sera même, très probablement, pas aisée à reconstituer, à moins de découvertes fort inattendues.
Au milieu du IVe siècle de l'Hégire,2 sous le gouvernement des Fatimides, nous avons au contraire trouvé les arts en pleine prospérité et il ne me semble pas douteux que le remarquable essor de la fabrication des poteries fines et des vases à reflet métallique en pâte siliceuse, ait beaucoup contribué, sinon à la disparition, au moins au discrédit du procédé moins brillant et encore peu répandu du vernissage de la terre cuite.
Deux siècles s'écoulèrent ainsi,3 puis l'incendie de Fostât,4 encore plus que le changement de dynastie, en ruinant d'un seul coup le plus grand centre industriel et commercial de l'Egypte, vint sans doute imprimer à l'art de la céramique un nouveau changement de direction.