après J.-C
L'étude des textes inscrits sur les vases eux-mêmes pourra dans la suite, j'en suis convaincu, permettre de préciser la date de cette renaissance des terres vernissées. Le fait bien établi que cbaque émir des trois dynasties : Ayoubite, Mamlouks Bahrites et Mamlouks Burjites avait son écusson héraldique,1 nous permet devant les blasons de nos coupes, de reporter aux années qui ont suivi la chute des Fatimides, le début de ce genre de fabrication.
Les petites lampes chrétiennes et les deux minces fragments de bol ou de plat semblent bien peu de chose, quand on les compare aux robustes et brillants échantillons de la poterie des Mamelouks. Les qualités si particulières de cet art demanderaient à être exposées minutieusement dans une longue et patiente monographie pour laquelle il faudrait multiplier par centaines les planches et les dessins, sans épuiser la liste des variétés intéressantes, chaque morceau apportant sa petite part de nouveauté et d'imprévu. Il me suffira, pour le moment, d'en indiquer les caractères généraux les plus saillants.
La terre est toujours assez grossière, et souvent mal travaillée dans les pièces même les plus réussies comme émail, ainsi qu'on peut s'en rendre compte par les défauts observés sur la cassure.
La couleur varie du rouge vif au brun sombre, presque noir, suivant le degré de la cuisson. Le manque de cohésion de la terre, la nature des manipulations qu'elle devait subir pendant la fabrication, nécessitaient une grande épaisseur de la paroi qui atteint quelquefois, dans les parties déclives, O015 et même davantage. Il en résulte, non seulement une augmentation considérable du poids, mais encore un alourdissement général des formes, très sensible pour les pièces de petite dimension.
J'ai pu, grâce aux expériences très démonstratives que mon