Casanova, Hitt. de la citadelle, p
région donneraient, je pense, des renseignements intéressants sur les périodes antérieures à la fondation de Fostât et sur les premiers siècles de l'Hégire.
Les collines qui forment le groupe situé à l'est du Caire se décomposent en trois îlots : Le premier inscrit sous le n° 8, situé au nord-est de la porte dite Bab-el-Nasr, s' étend jusqu'au voisinage de la route de l'Abbasieh, sa partie nord porte des fours à chaux qui sont appelés à disparaître dans un avenir très prochain, car le gouvernement a déjà vendu plusieurs parcelles et, de mois en mois, les constructions nouvelles surgissent dans les environs. Ces collines sont surtout formées de déblais et d'anciens matériaux de démolitions. Ils ne m'ont donné que des fragments peu intéressants, de poteries à cassure rouge, émaillées en vert, bleu, violet, jaune, de ton uni, et quelques frittes blanches, émaillées en bleu, des plus basses époques. — Aucune tranchée profonde n'a été, il est vrai, pratiquée dans leur épaisseur. Si des travaux plus importants étaient exécutés, il y aurait lieu de surveiller les couches profondes dont l'étude pourrait, peut-être, nous renseigner sur les origines de ces amas.
Le deuxième îlot, n° 9, est plus étendu et composé de plusieurs chaînes de monticules. Compris entre les murs de la ville à l'ouest et les tombeaux des Mamelouks (improprement appelés tombeaux des Khalifes) à l'est, il s'étend depuis le bourg de Zefer, au nord, jusqu'à la rue neuve actuelle du Mouski, un peu au-delà du point où se trouvait la porte d'el-Ghorayb,1 qui est désignée aussi sous le nom de Bab-el-Barkiyat.2 Ces décombres datent, au moins en partie, de l'époque d'el-Hâkim le 3e sultan Fatimide (381 — 411). «Elles s'accumulent (dès cette époque) de jour en jour. On a tellement perdu l'habitude de penser à quelque invasion que les murs