HISTORIQUE
L'histoire de la césarienne se perd dans la nuit des temps ; on en trouve des échos dans tous les pays et dans toutes les religions.
Cependant jusqu’au xvi° siècle l'intervention ne paraît pas avoir été pratiquée sur femme vivante. En 1581, F. Rocenet publie un « traité nouveau de l’hystérotomie ou enfantement césarien » dans lequel il essaye de démontrer la légitimité de cette intervention, en décrit les indications maternelles, fœtales et le manuel ‘opératoire.
La césarienne semble avoir été complétement abandonnée jusqu’à l’époque où Sigault en 1777 pratique la première symphyséotomie. Les chirurgiens se divisèrent alors en deux classes, les partisans de la symphyséotomie et les partisans de la césarienne représentés surtout en France par Baudeloque et Lauverjat..
Dès le début du xix° siècle différentes techniques opératoires avaient été proposées avec plus'ou moins de succès, tout d’abord les césariennes transpéritonéales, césariennes corporéales classiques, qui ne varient que par la voie d’abord proposée : incision médiane sous ombilicate, para médiane, transversale ou même diagonale,
Beaucoup plus intéressante est l’autre tendance de certains chirurgiens d’alors qui essayaient de parvenir au fœtus sans entrer dans la cavité péritonéale par incision cervico vaginale après clivage du péritoine.
Ritgen le premier pratique une incision semi-lunaire de l’épine
iliaque antero supérieure à l’épine du pubis, divise tout jusqu’au péritoine qu’il refoule, pénètre jusqu’au vagin qu’il incise et pratique l’extraction de l’enfant.
Le deuxième procédé appartient à Physiq (1882). Ce chirurgien ayant remarqué que chez la femme enceinte le péritoine est facilement décollable de la vessie et du segment inférieur, avait pensé que par une incision horizontale juste au-dessus du pubis et clivage péritonéal on pouvait arriver au sommet de l’utérus, sans pénétrer dans la grande cavité abdominale.
Baudeloque fit connaître plusieurs procédés analogues à celui de Ritgen, mais toutes ces variantes ont donné des résultats malheureux à cause des difficultés techniques auxquelles se heur-
tèrent les chirurgiens et des suppurations diffuses du tissu cellulaire sous-péritonéal.
Le 21 mai 1876, Porio pratiquait une césarienne suivant une méthode tout à fait différente des techniques employées jusqu’alors : il faisait suivre l’hysterotomie corporéale classique d’une hysterectomie sub totale avec extériorisation du moignon à la pa-
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