‹ Contribution à l'étude de la Césarienne HauteChapitre 12 sur 69 · PAC CES · texte numérisé non relu

PAC CES

ler rapidement le placenta, soit de refouler le placenta pour pouvoir pénétrer dans l’œuf et extraire le plus vite possible le fœtus. En incisant les membranes on évitera que le liquide amniotique pénètre dans la cavité abdominale. Après avoir extrait le fœtus on pratique la délivrance artificielle en révisant l’utérus. Souvent les membranes se décollent difficilement, surtout au niveau du segment inférieur. On pratique un iodage de la cavité utérine après évacuation de son contenu qui ramène souvent des débris de membranes.

La première partie de l'intervention terminée, il s’agit de reconstituer l’utérus ainsi que la paroi abdominale. La valeur de la cicatrice est le point cardinal pour les suites opératoires immédiates, ainsi que pour l’avenir obstétrical de la femme. Il s’agit donc d’obtenir une cicatrisation aussi parfaite que possible de la plaie utérine, ainsi qu’une paroi abdominale solide.

Pour la suture de l’utérus, nous emploierons uniquement un catgut à résorbtion lente (brady-catgut n° 2) en faisant, après avoir exactement affronté les deux lèvres de la plaie utérine, une suture par points séparés très rapprochés en prenant toute l'épaisseur du muscle utérin. Il est quelquefois utile, après une césarienne itérative surtout, de faire une suture superficielle par surjet, en enfouissant la plaie utérine. Il est entendu que le plus grand soin doit être porté aux nœuds de chaque point de suture (triples nœuds) afin d'éviter un relâchement de la suture.

L'emploi de la soie pour la suture de la plaie uté-

rine, utilisée par hantise injustifiée de la fragilité des

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