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sutures au catgut est à proscrire. Nous croyons en effet que bien des complications post-opératoires de la césarienne haute sont uniquement imputables à l’emploi de la soie comme matériel de suture. Celle-ci étant un corps non résorbable, semble agir à la manière d’une mèche et drainer par capillarité le contenu de la cavité utérine vers la cavité péritonéale. Nous risquons donc, en cas d’infection localisée à l’utérus, de voir ces germes drainés par les points de suture vers le péritoine. En plus du danger immédiat d'infection de la grande cavité péritonéale, il existe un danger secondaire d’adhérences serrées autour des fils infectés et de formation de fistules utéro-pariétales. C'est d’ailleurs ce qui paraît se produire généralement.
En utilisant le catgut et simplement un catgut n° 2 à résorbtion lente, celui-ci gonfle et obture les tràjets des fils, empêchant ainsi toute communication entre utérus et péritoine. La suture par catgut, même en un seul plan, donne un affrontement suffisant pour obtenir une cicatrisation parfaite. Lors des césariennes itératives nous avons pu vérifier la qualité excellente des cicatrices. De plus, le catgut ne favorise pas la production d’adhérences, celles-ci étant le plus souvent nulles ou négligeables au eours de césariennes itératives.
La reconstitution de la paroi abdominale se fait en quatre plans, l’opérateur ayant eu soin au début de l'intervention de séparer l’aponévrose des muscles. Un surjet au catgut pour le péritoine, des points sépa-
Ellenbogen 2
CAS je pt rés pour les muscles, un surjet pour l’aponévrose et enfin des crins de Florence pour la couche cutanée, et la paroi redeviendra presque aussi solide qu'avant
l'intervention.