‹ Contribution À L'Étude De La Chirurgie Complémentaire Dans Les Cancers Du Col De L'Utérus Aux Stades I Et IIChapitre 13 sur 42 · JUSTIFICATION DE L'ASSOCIATION RADIO - CHIRURGICALE · texte numérisé non relu

JUSTIFICATION DE L'ASSOCIATION RADIO - CHIRURGICALE

Si certains auteurs discutent ou conseillent l’intervention systématique complémentaire, tout le monde, à l’heure actuelle, s’accorde pour dire que certaines conditions l’imposent formellement. Ces conditions se trouvent être :

a) Lorsqu'une application de radium ne peut avoir lieu, soit par impossibilité de dilatation du col, soit par étroitesse du vagin, soit pour toute autre raison anatomique. Dans ce cas, l’application de rayons X serait illusoire et ne donnerait, d’ailleurs, que de trop infimes succès.

b) Lorsqu'on a affaire à une forme de cancer infiltrante, peu radio-sensible et, en raison des difficultés diagnostiques fréquentes, trop souvent arrivée au Stade IL.

c) Lorsque, après application de radium, la tumeur ne se modifie pas cliniquement et histologiquement dans les délais normaux, laissant ainsi prévoir un certain degré de radio-résistance.

d) Lorsque l’hystérographie a montré l’envahissement de l’isthme utérin et, à plus forte raison, du corps. Il s’agit

P 5 généralement ici d’adéno-carcinomes.

e) Lorsqu'il s’agit d’une malade jeune. Cette indication opératoire n’est d’ailleurs pas admise par tout le monde.

ICRA

En effet, DARGENT, HEYMANN, BACLESSE, $S. LABORDE ne pensent pas que les récidives sont d’autant plus précoces que les malades sont plus jeunes.

Ceci étant dit, si l'intervention complémentaire jouit actuellement d’une si grande faveur, c’est qu’il paraît à tous logique d'améliorer une méthode de traitement qui, malgré ses progrès techniques, laisse demeurer constant le nombre de ses échecs.

Page 1