‹ Contribution À L'Étude De La Chirurgie Complémentaire Dans Les Cancers Du Col De L'Utérus Aux Stades I Et IIChapitre 15 sur 42 · LES TECHNIQUES CHIRURGICALES EN PRÉSENCE · texte numérisé non relu

LES TECHNIQUES CHIRURGICALES EN PRÉSENCE

Débarrassé de tous les cas avancés qui étaient au-dessus de toutes les tentatives chirurgicales, le problème actuel se cantonne autour des cas opérables. Mais que choisir dans tout l’arsenal thérapeutique que nous offre actuellement La chirurgie moderne ? C’est ce que nous allons essayer de résoudre après un bref rappel des différentes techniques que l’on peut encore opposer.

Il n’est pas possible de parler d’exérèse sans commencer par envisager la plus vieille intervention qui soit en gynécologie : l’hystérectomie totale, tant défendue par Jean-Louis FAURE, comme seul traitement possible des cancers utérins.

Actuellement, malgré qu’elle n’apporte pas de bien grande sécurité supplémentaire, l’hystérectomie totale est encore pratiquée par beaucoup comme second traitement des cancers du col.

Il s’agit d’une intervention que nous ne décrirons pas ici, tant elle est connue de tous, mais que nous ne pouvons que qualifier de palliative.

Cependant, certaines particularités techniques méritent qu’on les nomme. En effet, si l’hystérectomie totale a long-

PA RE temps trouvé et trouve encore quelques partisans, c’est qu’elle représente le type même d’une exérèse facile, dénuée de complications, d’hémorragie. Qu'elle soit exécutée à la facon de Vrarp, de SECOND, de Jean Louis FAURE, elle conserve ses suites opératoires excellentes, quelle que soit la façon dont on ait traité le vagin : méchage avec péritonisation par dessus la mèche : fermeture sur un petit drain médian ; fermeture totale en un ou plusieurs plans sans drainage. Disons d’ailleurs à ce propos que c'est la fermeture en deux plans, à points invaginants. qui donne les meilleures et les plus rapides cicatrices dans la suite immédiate.

En effet, si à une période elle a pu être pratiquée avec un relatif succès dans les cancers cervico-utérins. elle ne saurait être envisagée à l'heure actuelle que comme un pisaller. De deux choses l’une, comme le disait DUCUING: « ou bien l’on décide de s'attaquer au néoplasme par une méthode chirurgicale, et cette méthode doit suivre les règles générales de la chirurgie du cancer, ou bien il vaut mieux n'y pas toucher ». Certes, deux précautions valent mieux qu'une, et puisque l’on trouve, dans certains cas, des cellules néoplasiques encore en évolution après physiothérapie, de nombreux chirurgiens s’en contentent encore.

Qu'il s'agisse d’hystérectomie abdominale ou d’hystérectomie vaginale, elle ne saurait être qu'un pis-aller, répétons-le. Seuls de très rares cas, devant des difficultés techniques apparaissant à la laparatomie. devraient encore justifier cette intervention.

C’est bien d’ailleurs parce que l’hystérectomie a paru insuffisante à bon nombre d'auteurs que le Wertheim a trouvé, depuis près d’un demi-siècle, autant de partisans.

En effet, entre les mains de WERrHEIM. de Jean-Louis FAURE, de BEGOUIN. de CLARK, de KELLY. cette intervention représentait le type même des exérèses complètes de l'organe néoplasique. Tous ces auteurs apportèrent alors d'importantes et utiles statistiques personnelles. Cependant.

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